• Il s'appelle Jean. C'est un vieil homme. La montagne aura été l'une des grandes passions de sa vie. Et le voilà qui y retourne une nouvelle fois, une dernière fois. Folie ? Quête ? Destin ? En tentant cette ultime ascension, Jean provoque la mort - pour une vie plus haute, peut-être... Si bien qu'entre la montagne et lui, ce sera, tout au long de ces pages passionnées, un combat singulier. Singulier, par l'effort extrême du corps et de la volonté de ce vieil homme ; singulier par cette ascension à laquelle Georges Sonnier, en grand écrivain de la montagne qu'il est, nous fait assister jour après jour, heure après heure ; singulier, enfin, par l'extraordinaire leçon de vie qui s'en dégage... Après Où règne la lumière, Meije, Terre du ciel, Un médecin de montagne, La montagne et l'homme- autant de livres où il affirmait fortement les valeurs humaines de l'alpinisme - Georges Sonnier, dans ce nouveau roman, va plus loin encore : la montagne devient vraiment un personnage, à l'égal de l'homme qui, dans ce corps à corps où se joue son destin, lui arrachera la réponse à bien des questions essentielles.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Deux hommes. Deux hommes devant la face nord de l'Eiger, un mur sombre, hostile, démesuré : deux kilomètres de haut sur quatre de large... L'Eigerwand, comme disent les Allemands, est non seulement la plus grande paroi des Alpes, mais la plus redoutable, la plus meurtrière (sa conquête dramatique a dominé toute l'histoire de l'alpinisme entre les deux guerres mondiales). Renaud et Vincent s'engagent dans la face. Dix-huit cents mètres d'escalade, dont chaque centimètre peut tuer... Des dizaines d'heures de tension épuisante, incessante, dont chaque seconde peut tuer... Alors ce sera une lutte acharnée, dans les péripéties de laquelle ce livre nous entraîne. Jamais une ascension de si extrême difficulté n'avait été vue, décrite, analysée avec une telle accuité. Eiger renouvelle entièrement le genre si particulier du récit de course, et lui donne une autre dimension. Car Georges Sonnier, qui en trente ans a consacré à la montagne et à l'alpinisme une oeuvre forte, à la fois cohérente et diverse, n'oublie jamais que l'alpiniste, dans le combat qu'il conduit contre la montagne, s'engage, mais en même temps s'exprime tout entier : il y jette son passé, avec son poids de souvenirs, de sentiments, d'expérience et de rêve ; il y absorbe son présent, porté au paroxysme de conscience et d'effort ; il y met en jeu son avenir. Comme l'a écrit Albert Camus : La lutte vers les sommets suffit à remplir un coeur d'homme.

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