• Les malicieux désordres nous mènent aux portes de l'étrange. Jean Le Duc est professeur. Sa vie banale, tiraillée par un divorce, rythme ses heures. M. Chalon organise des séances de spiritisme. Le contact est pris. Le Duc est happé par l'invisible, la solitude totale. Une âme guide une autre âme de l'intérieur. Vincent demande à Jean de l'aider pour faire réapparaître quelques-unes de ces toiles recouvertes par des paysages. Le maître Quouan prépare Le Duc aux signes de l'irrationnel, « aux pressions malicieuses des impondérables ». Jean Le Duc va vivre l'incroyable tête-à-tête invisible avec Vincent Van Gogh. Ce roman est une parabole spéculaire du temps et des voix perdues, au questionnement sur les événements, fussent-ils banals, cachant une intention. Josiane Bourven, après La Sensitive, continue les explorations de l'ineffable. La folie guette ses personnages. Les raisons de l'imaginaire les font vivre plus sûrement. Le style romanesque de ces malicieux désordres, ce sont les mots rêvés de l'obscur. En route vers la légèreté, nous sommes des anges.

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