• Le jour où un célibataire tranquille et discret accepte de prendre en pension, pour trois semaines, le chien de son meilleur ami, sa vie est bouleversée.
    Néron, boxer bringé, espiègle mais fidèle et tendre, devient vite, avec ses quarante kilos de muscle et de malice canine, un compagnon envahissant. Ceux qui ont connu ou vivent au quotidien la complicité très particulière que l'on peut établir avec son chien apprécieront ce roman humoristique, empreint d'une grande tendresse. Maurice Denuzière y peint aussi la solitude du coeur et le fragilité des sentiments. auteur de trois grandes fresques historiques, il montre ici la diversité de son talent.
    Un chien de saison a fait l'objet d'un téléfilm réalisé par Roland-bernard Le Coq, Evelyne Dandry, Pierre Destailles et Max Amyl dans les principaux rôles.

  • L'Alsacienne

    Maurice Denuzière

    • Fayard
    • 13 Mai 2009

    Mars 1875. Tristan Dionys, pianiste impécunieux, et Maximilien Leroy, juriste désinvolte, font connaissance devant la colonne Vendôme. Leurs pères, de camps adverses, ont péri sous la Commune. Naît cependant entre eux une amitié indéfectible et, pour l´un, passionnée.
    L´Alsace et la Lorraine devenues allemandes par la défaite de 1870, Paris accueille de nombreux réfugiés des provinces annexées. Tristan et Max, engagés dans une vie bohème, rencontrent Cléa, jeune Alsacienne. Naît alors un trio fantasque, soudé par une amitié amoureuse.
    Scandale de Panama, affaire Dreyfus, incendies de l´Opéra-Comique puis du Bazar de la Charité, boulangisme, violences anarchistes, invention de l´automobile, érection de la tour Eiffel : le trio vit l´adolescence de la IIIe République au seuil d´un nouveau millénaire.

    Après ses trois grandes fresques historiques, Louisiane, Helvétie, Bahamas, Maurice Denuzière nous conte dans L´Alsacienne la bohème d´une jeunesse française fin de siècle qui annonce la Belle Epoque.

  • 5 janvier 1853, à Liverpool : Charles Ambroise Desteyrac, jeune polytechnicien, diplômé de l'École des ponts et chaussées, a rendez-vous avec l'homme de confiance de Simon Leonard Cornfield, lord richissime dont la famille est propriétaire, depuis 1667, d'une île des Bahamas.L'ingénieur est chargé de construire un pont assez solide pour résister aux ouragans.L'exil tropical et la quête de l'aventure offriront au jeune républicain qui refuse de servir Napoléon III, découverte de la navigation hauturière, révélation d'une civilisation ignorée, à la fois primitive et raffinée, rencontre de l'amour.Le lord des Bahamas et sa soeur Fish Lady, Edward Carver, ancien major de l'armée des Indes, Malcolm Murray, jeune architecte, viveur et désabusé, Mark Tilloy, séduisant officier de marine, lady Ottilia, Anglaise délurée, ardente féministe, et Ounca Lou, la belle métisse, vont bientôt constituer son cercle familier au sein d'une société insulaire, riche en drames, en passions et en intrigues.Après l'immense succès des séries Louisiane et Helvétie, Maurice Denuzière nous livre ici le premier volume d'une nouvelle fresque romanesque, au coeur du XIXe siècle, dans le décor idyllique de l'archipel des Bahamas.

  • « Je vous le dis tout net, je ne veux pas, moi, Laurent Saintour, participer aux actions délétères du mercantilisme sauvage. Je ne veux pas assister à la dilution des principes qui ont, jusque-là, guidé les fondateurs de Montvert-les-Bains. Vous ne pourrez pas maintenir le caractère familial de l'entreprise ! C'est pourquoi je n'entrerai pas dans votre respectable collège. Je ne ferai, du commerce des sources, ni mon métier ni mon idéal. Je ne boirai pas de cette eau-là ! »Août 1900. Laurent Saintour, héritier de la station thermale de Montvert-les-Bains, dans le haut Forez, rentre des États-Unis pour célébrer le cinquantenaire de l'établissement qu'il doit un jour diriger. Mais il refuse de se glisser dans le moule d'une carrière préparée par trois générations de Saintour et décide de partir à l'aventure. La quête d'un mystérieux tableau et la poursuite d'une énigmatique Dame en mauve conduisent le jeune homme à un périple au coeur de la Belle Époque. Face à la concurrence d'autres villes d'eaux en plein essor, Montvert-les-Bains parviendra-t-elle à prospérer malgré la désertion de l'héritier ? En dépit des non-dits et préjugés, le père et l'oncle de Laurent réussiront-ils à vaincre les conflits suscités par mystères et secrets familiaux, orgueil et rancoeurs ? Sauront-ils raviver les attaches terriennes et renouer les liens ancestraux ?

  • Octobre 1872, à Soledad, île de l'archipel des Bahamas, propriété de la famille Cornfield depuis le XVIIe siècle.L'ingénieur français Charles Ambroise Desteyrac, arrivé en 1853 pour construire un pont, a ancré sa vie sous les tropiques. Il assiste au bouleversement des moeurs, provoqué par le progrès galopant. Occupé à la construction d'un phare, il vieillit auprès de lady Ottilia, sous la bienveillance de Lamia, dans le souvenir d'Ounca Lou et de Malcolm Murray.Les événements historiques, proches ou lointains, ont des répercussions sur la vie des îliens : en 1898, la guerre hispano-américaine provoque une émigration cubaine ; la guerre de 1914-1918 envoie des insulaires au combat en Europe ; la prohibition fait la fortune de l'archipel. Les ouragans apportent leur lot de destructions et de misère.Certains prônent l'indépendance, qui ne sera effective qu'en... 1973 !Pacal, le fils de Charles, qui a étudié à Harvard, succède à son grand-père, lord Simon. Il fait, de l'adolescence à la vieillesse, des rencontres amoureuses variées, qui se terminent parfois tragiquement.Après l'immense succès des séries romanesques Louisiane et Helvétie, Maurice Denuzière nous conte, dans ce troisième et dernier volume de Bahamas, l'américanisation insidieuse d'une île paradisiaque.

  • Par quel sortilège le professeur Louis Campelle, éminent professeur d'histoire, spécialiste du XIXe siècle, se retrouve-t-il transporté brutalement dans cette époque qu'il connaît jusque dans ses moindres détails ? Entre rêve et coma, démence et lucidité, comment ne pas perdre la raison au fil de cette troublante expérience qu'aucun scientifique ne pourra expliquer mais dont le savant historien ne semble pas si pressé de revenir ? Avec humour et érudition, Maurice Denuzière entraîne le lecteur dans une fantastique plongée romanesque au coeur du siècle passé, mais aussi sur les traces d'un impossible amour. Une fable haute en couleur sur le sens du temps - pas si unique qu'on le prétend - et sur les singulières fluctuations du témoignage humain.

  • Avec cet ouvrage purement historique Maurice Denuzière boucle son cycle louisianais entamé à l´automne 1974. Après Louisiane, sa série romanesque, dont la première édition a connu un succès mondial et récemment rééditée par Fayard, il livre ici la suite, annoncée de longue date, de l´histoire de la Louisiane. Le tome I relatait la découverte, en avril 1682, par Cavelier de La Salle, d´un territoire qui allait devenir colonie française sous le nom de Louisiane. Moins d´un siècle plus tard, la France offrait sa colonie à l´Espagne, pour la récupérer en 1802 et la vendre aux États-Unis quelques mois après. En 1803, les Louisianais, qui se croyaient redevenus français, découvrirent, avec étonnement et inquiétude, leur appartenance à l´Union. Dans ce 2e tome, Denuzière conte le long chemin qui, de 1803 à nos jours, a conduit à l´assimilation de la Louisiane, de culture franco-espagnole, par l´Union à dominante anglo-saxonne. La lente agrégation administrative ; l´entrée dans l´Union en 1812 - il y a donc tout juste deux cents ans - ; la guerre avec les Anglais ; la prospérité équivoque du roi Coton fondée sur l´esclavage ; la Sécession et la guerre civile fratricide ; la période douloureuse du gouvernement des carpetbaggers, venus du Nord pour s´enrichir sur les dépouilles du Vieux Sud furent autant de paliers, dans le difficile processus de l´intégration.Les deux guerres mondiales allaient créer le ciment qui consoliderait l´assimilation d´un État, devenu comme un autre au sein de l´Union, mais qui tente de conserver les particularismes qui ont forgé son mode de vie et sa culture.

  • 1819-1833. L´Helvétie, indépendante et neutre depuis 1815, devient terre d´asile des patriotes européens. Genève et Lausanne sont d´importants carrefours intellectuels. La Confédération entre dans l´ère moderne : premiers bateaux à vapeur, naissance de l´industrie alimentaire, amélioration du réseau routier, mécanisation de l´horlogerie, essor des banques, urbanisation, développement du tourisme. Ces années ne sont pas exemptes de conflits internes, politiques ou religieux. En dépit des risques de désunion, la Suisse apparaît comme le modèle d´une confédération continentale possible. Sous le signe du progrès, hommes et femmes s´aiment, se fuient, se poursuivent avec passion dans de nouveaux épisodes de la tendre guerre des sexes. Blaise de Fontsalte, fidèle à la dame de Belle-Ombre ; Axel, partagé entre deux pères, dilettante aventureux, voyageur romantique, mais Vaudois fidèle à son lac et à ses vignes ; Chantenoz, poète-philosophe déçu ; Guillaume, prototype des Suisses qui firent fortune en Amérique ; Flora, l´Italienne passionnée, sont les principaux personnages qui animent ce récit. De nouveaux acteurs de l´humaine romance apparaissent : un banquier genevois et sa famille, une ardente Tsigane, pasionaria présente dans toutes les révoltes.

  • 1929-1945. La Louisiane, du krach de Wall Street à la fin de la Seconde Guerre mondiale.Le pays des bayous, pendant la grande dépression, est soumis à la dictature de Huey Pierce Long, politicien haut en couleur. Les Louisianais tentent de survivre malgré les quatorze millions de sans-emploi, les émeutes du Bonus et la lente désagrégation des principes sudistes. On assiste à la fin de la prohibition, à l'essor de l'aviation commerciale, à la création des grandes comédies musicales.Osmond de Vigors, digne héritier des Cavaliers du Vieux Sud, dont le prototype reste Clarence Dandrige, naguère intendant de la plantation, est entouré de trois jeunes femmes : Liz Bogen, artiste peintre noire, Cordelia Murray, riche flapper new-yorkaise, Doris de Castel-Brajac, petite-fille d'oncle Gus. Face au progrès, à l'évolution des moeurs, aux aspirations des générations nouvelles, engagé dans la Seconde Guerre mondiale, il s'éloigne lui aussi d'un Sud devenu méconnaissable. Le portrait de Virginie, l'inoubliable dame de Bagatelle, restera le symbole légendaire d'un monde disparu.Après Louisiane (vingt-cinq traductions), Fausse-Rivière (trente-deux semaines en tête des meilleures ventes), Bagatelle, qui a connu un succès comparable en faisant rêver des millions de lecteurs, et les Trois-Chênes, unanimement salués par la critique, l'Adieu au Sud constitue le cinquième volet d'une suite romanesque dont chaque tome peut être lu indépendamment des précédents.La critique unanime a reconnu son auteur comme un des maîtres du roman historique.

  • Chantre de la Louisiane et de l'Helvétie, longtemps grand reporter et chroniqueur humoriste, devenu romancier et reporter-historien, Maurice Denuzière porte sur nos contemporains un regard caustique et tendre, sceptique mais confiant dans la nature humaine. Du Mississipi au Léman, des bayous de Louisiane aux parchets de vigne du canton de Vaud, du macadam parisien à la capitale islandaise, des îles enchanteresses de l'océan indien aux vertes collines d'Ecosse, doué d'une insatiable curiosité, il a l'art de voir, il sait regarder, il aime écouter. En notant des détails, des situations quotidiennes qui, pour être tellement banales, échappent à la plupart d'entre nous, il brosse avec verve, à petites touches, un portrait drôle et sans concessions de notre société. Fruit de trois décennies d'observation, cette sélection de chroniques montre à quel point, malgré de prodigieux progrès techniques et de profonds bouleversements économiques, les mentalités restent inchangées. Finalement, tout semble immuable sur notre planète où le Cajun murmure "laisse le bon temps rouler", tandis que le Vaudois proclame "il n'y a pas le feu au lac".

  • 1898-1920. Le tournant du XXe siècle, des péripéties ignorées du conflit hispano-américain pour l’enjeu cubain à la participation des États-Unis à la Première Guerre mondiale, en passant par le jaillissement de l’or noir dans les terres à coton, les balbutiements du jazz, les pétarades des premières automobiles, les exploits des fous volants.Printemps 1898 : dans le souvenir de Virginie, l’inoubliable dame de Bagatelle, et de Clarence Dandrige, fidèle intendant de la plantation, prototype du Cavalier d’un Vieux Sud aboli depuis la guerre de Sécession, sous la houlette de Gustave de Castel-Brajac, exubérant descendant de mousquetaire émigré en Louisiane, la jeune génération tente, à sa manière, de maintenir les traditions, tout en se fondant dans la modernité. Le paisible petit-fils de la belle Virginie, appelé à un avenir serein au côté de son épouse, petite-fille d’une Choctaw de haut lignage, va se trouver emporté vers un destin tragique pour satisfaire les ambitions de son père… Un nouvel épisode de cette vaste fresque romanesque, tendre et violente, sur les rives du Mississippi.Après Louisiane (vingt-cinq traductions) et Fausse- Rivière (trente-deux semaines dans les listes des meilleures ventes), Bagatelle, qui peut être lu indépendamment des deux premiers tomes, a connu un succès comparable et a fait rêver des millions de lecteurs.La critique unanime a reconnu son auteur comme un des maîtres du roman historique.

  • L'amour flou

    Maurice Denuzière

    • Fayard
    • 29 Octobre 2008

    L'absurdité des situations cache souvent le sublime des espérances mais la tendre guerre des sexes pimente le quotidien. La juxtaposition soudaine des destins, due à une erreur d'appréciation, crée des situations cocasses et conduit à la remise en cause d'existences apparemment figées. Dès lors, des êtres rassemblés par un hasard espiègle, jouent, dans la fluidité des sentiments et l'appétit du plaisir, une comédie de notre temps. Tous les héros de ce roman, lucides et chaleureux, ont en commun une vraie gourmandise pour la vie et une saine aspiration au bonheur. Les uns connaissent, d'instinct, la bonne voie pour y parvenir, d'autres l'ignorent, tous la cherchent. Cette quête engendre péripéties, méprises, bévues, jusqu'au jour où tout s'ordonne en une aimable farandole, conduite par Vénus et Bacchus. Cette histoire est avant tout un roman d'humour et d'humeur, porté par un roman d'amour. Maurice Denuzière, auteur de grandes fresques historiques et romanesques - Louisiane, Helvétie, Bahamas - sait aussi porter, sur la société contemporaine, un regard tendre et caustique - Un chien de saison, Pour amuser les coccinelles, le Cornac -, nous livrant ainsi, à travers de courts romans, drôles et légers, quelques séquences de la comédie humaine toujours recommencée.

  • Les Paulain et leurs deux enfants font partie des Parisiens privilégiés qui passent chaque fin de semaine dans leur résidence secondaire. Ecartelés entre leur appartement et leur maison, ils décident de quitter la ville pour s´installer à la campagne. Ils découvrent très vite qu´une maison a ses exigences et que la vie rurale n´est pas ce qu´ils imaginaient. Depuis vingt ans, plus de deux millions de personnes ont quitté la ville, dont près de cinq cent mille en 1999. L´extension du TGV et l´instauration des trente-cinq heures hebdomadaires de travail ne sont pas étrangères à ce phénomène de société qui semble être le nouveau défi des campagnes. Car, si l´arrivée massive des citadins stimule l´économie, elle perturbe aussi la vie rurale. Maurice Denuzière nous livre ici un roman tendre et gai, chronique d´une déception acceptée avec le sourire et surmontée grâce à une inaltérable joie de vivre. Un conte de fées moderne, en quelque sorte.

  • Louisiane t.4

    Maurice Denuzière

    • Fayard
    • 29 Mars 2006

    1920-1930. La Louisiane des années folles.Le pays des bayous est devenu, avec la prohibition, la terre d’élection des contrebandiers, fournisseurs d’Al Capone. La bohème de La Nouvelle-Orléans accueille William Faulkner, Sherwood Anderson et le peintre Pascin. On croise des héros modernes tels que le général Pershing, Lindbergh ; des Américains de Montparnasse, tel Ernest Hemingway. Les héros sont mêlés à des événements tels que l’affaire Sacco et Vanzetti, la conférence de la paix au Moyen-Orient, le procès du darwinisme, les tragiques inondations de 1927.À Bagatelle, Osmond de Vigors — arrière-petit-fils de Virginie, l’inoubliable dame de Bagatelle — s’efforce, porté par l’amour de Lorna — la petite-fille de Gustave, truculent descendant de mousquetaire — de maintenir, en digne Cavalier, les valeurs du Vieux Sud aristocratique, tandis que progressent l’avion, la radio, le disque, le cinéma, le confort et que se développent le racisme, la criminalité, la violence, les idéologies nouvelles. Après Louisiane (vingt-cinq traductions), Fausse-Rivière (trente-deux semaines en tête des meilleures ventes) et Bagatelle, qui a connu un succès comparable en faisant rêver des millions de lecteurs, les Trois-Chênes, roman historique salué par la critique, constitue le quatrième volet d’une suite romanesque dont chaque tome peut être lu indépendamment des précédents. La critique unanime a reconnu son auteur comme un des maîtres du roman historique.

  • La fin des années 50. A la mort de son père, Jean-Louis découvre des papiers secrets : Louis Malterre, industriel réputé, père de famille irréprochable, soldat valeureux, n'avait jamais révélé à ses proches certains épisodes de sa jeunesse. Du Portugal en Italie, le jeune homme mène une véritable enquête. Du mausolée d'Inés de Castro au Portugal, à une pierre tombale dans le cimetière de Sienne, sur laquelle il découvre gravé son propre nom, de la riche propriété familiale aux palais toscans, Jean-Louis, après s'être nié lui-même pour ressembler désespérément à un autre, se livre à une véritable quête de sa propre personnalité. San Gimigniano, Volterra, Chiusi sont autant d'étapes qui, dans un jardin de fantômes, le conduisent vers lui-même. C'est au pays des Etrusques qu'il aura le sentiment de naître enfin. Ecrit plus de quinze ans avant que Maurice Denuzière éprouve pour la Louisiane un coup de foudre qui allait bouleverser sa carrière, ce roman révèle déjà l'intérêt de l'auteur, amoureux de la Toscane, pour la recherche historique, les sites prédestinés, les secrets de famille, les demeures patriciennes, le charme trouble et envôutant qui s'en dégage. Il montre aussi une préoccupation métaphysique pour le sort de l'être humain enfermé dans le fatal triangle de l'art, de l'amour et de la mort. Le plus intimiste des romans de l'auteur des séries Louisiane et Helvétie.

  • Le cornac

    Maurice Denuzière

    • Fayard
    • 1 Mars 2000

    Contraint pendant des années de reportage de rendre compte de situations parfois cocasses, rarement heureuses, souvent cruelles, Maurice Denuzière reprend à son compte la réplique de Figaro : "Je me presse de rire de tout, de peur d'être obligé d'en pleurer." A travers les aventures d'un jeune diplômé sans emploi, cramponné à une vocation que les nouvelles techniques rendent inutile, l'auteur évoque avec humour et causticité ce qui pour des milliers d'individus, représente une véritable tragédie : le chômage. Le héros de ce roman picaresque d'aujourd'hui devient tour à tour père Noël chez des banquiers, promeneurs de teckels, conducteur de caninette, souffleur de feuilles, chauffeur de maître, sondeur pour une multinationale de collanterie, figurant de parc d'attractions, laveur de carreaux, livreur de pizzas, baby-sitter, etc. Grâce à une série de portraits contemporains, Maurice Denuzière porte un regard lucide, perspicace, souvent ironique, jamais amer, parfois tendre, sur une société dont le sens commun se dilue dans une compétition économique barbare où l'individu est réduit au statut de "ressource humaine". Après les séries Louisiane et Helvétie, l'auteur d'Un chien de saison et de Pour amuser les coccinelles propose, à travers ce roman d'humour, une séquence de la nouvelle comédie humaine.

  • Pourquoi le père Noël ne sauverait-il pas un espion, une nuit de 24 décembre ? Est-il possible que, parti de rien, un ambitieux forcené, porté au sommet des honneurs, finisse en quelques secondes moins que poussière ? Qui peut expliquer qu'un enfant ait été miraculeusement donné à Joseph et Marie, humbles Vaudois, la nuit de la Nativité 1856 ? Le caramel ne serait-il pas de l'or, un instant méprisé, prêt à reprendre son pesant et sa valeur avec l'aide de Cupidon ? Comment percer le secret de ce que nous nommons, faute d'initiation ésotérique, les hasards exagérés, qui mettent soudain en présence deux guerriers, anciens ennemis, ou deux maris d'une même épouse ? Les apparences se moquent des humains, avides de logique, de cohérence, de rationnel, en les entraînant, sous la conduite du romancier, médium de l'imaginaire, dans des arcanes inaccessibles à la transparence.

  • En mai 1803, il y a donc 200 ans, Bonaparte vendit la Louisiane aux Etats-Unis. La Louisiane française recouvrait alors un territoire immense, équivalant à dix-huit Etats actuels de l'Union. La vie des explorateurs et des colonisateurs qui, dès le XVIe siècle, parcoururent en tous sens ces vastes étendues vierges se lit comme un roman. Ces héros dont les destins se croisent sur les chemins du vaste continent et sur le Mississippi, fleuve roi, ont illustré une page de l'épopée coloniale française. Maurice Denuzière, qui a passé plus de quinze ans à étudier les archives louisianaises, propose ici un récit historique de la période qu'il n'a pas traitée dans sa célèbre série romanesque : la découverte et la colonisation de cette terre qui doit son nom au prénom du Roi Soleil. Sans la fiction, on retrouve la qualité d'une documentation scrupuleuse ? parfois inédite ? qui fit le succès international de sa fresque Louisiane.

  • 1830-1864. De l’âge d’or du Roi-Coton à la fin de la guerre de Sécession, de la prospérité fondée sur l’esclavage à la ruine des planteurs et à l’affranchissement des Noirs.En mai 1830, Virginie Trégan, orpheline de dix-huit ans, revient, après une longue absence, en Louisiane, où elle est née. Devenue une Parisienne accomplie grâce à sa tante, elle rentre au pays pour toucher l’héritage de son père. Son parrain, le marquis Adrien de Damvilliers, richissime planteur, propriétaire de quatre cents esclaves, la recevra à Bagatelle. C’est l’intendant de la plantation, Clarence Dandrige, prototype du Cavalier du Vieux Sud, qui va accueillir la jeune fille à New Orleans…Louisiane est le premier tome d’une série de six, qui brosse une fresque romanesque et historique relatant, de 1830 à 1945, la vie d’une famille de planteurs, colons français dont les ancêtres s’étaient installés sur les rives du Mississippi dès la première moitié du XVIIIe siècle.Prix des Maisons de la Presse, prix Alexandre-Dumas, en 1977, Louisiane fut alors le plus gros succès de librairie depuis la Seconde Guerre mondiale. Vendu à plusieurs millions d’exemplaires, ce roman historique a connu vingt-cinq traductions, suscité un long feuilleton radiophonique, inspiré une série télévisée et un film.La critique unanime a reconnu son auteur, Maurice Denuzière, comme l’un des maîtres du roman historique.

  • 1865-1892 en Louisiane. La douloureuse période de la Reconstruction, l’arrivée des politiciens et des aventuriers du Nord, la misère des Noirs affranchis, la naissance du Ku Klux Klan et la réussite de quelques grandes familles d’Acadiens.Printemps 1865 : Après les drames familiaux et la ruine provoquée par la guerre de Sécession, la dame de Bagatelle et Clarence Dandrige, le fidèle intendant, prototype des Cavaliers du Vieux Sud, tentent de sauver le grand domaine cotonnier, symbole d’une civilisation aristocratique en perdition. L’apparition de personnages sympathiques, comme Castel-Brajac, le joyeux Gascon, ou Liponne l’Acadienne, voire ambitieux et engagés dans la politique, comme Charles, apportent l’espoir d’un sang neuf…Fausse-Rivière, peut être lu séparément. C’est le deuxième tome de la série Louisiane, qui brosse une fresque romanesque et historique relatant, de 1830 à 1945, la vie d’une famille de colons français dont les ancêtres s’étaient installés sur les rives du Mississippi dès la première moitié du XVIIIe siècle.Fausse-Rivière a reçu en 1979 le prix Bancarella, prestigieuse récompense décernée par les libraires italiens ; a connu un succès comparable à celui de Louisiane et de nombreuses traductions, a suscité un long feuilleton radiophonique, a inspiré une série télévisée et un film.La critique unanime a reconnu son auteur, Maurice Denuzière, comme l’un des maîtres du roman historique.

  • Juillet 1857 à Soledad, île de l’archipel des Bahamas, propriété de la famille Cornfield depuis le XVIIe siècle.Le Français Charles Ambroise Desteyrac, jeune polytechnicien, diplômé de l’Ecole des ponts et chaussées, républicain convaincu, est arrivé quatre ans plus tôt pour construire un pont.Son choix de l’exil tropical et sa quête de l’aventure ont ancré sa vie : il a épousé Ounca Lou, la belle métisse, fille naturelle du lord propriétaire, qui lui donne un fils. Au fil des années, il a réalisé des travaux de grande ampleur et appris à mieux connaître et à aimer Fish Lady, ardente protectrice des Indiens; Edward Carver, ancien major de l’armée des Indes; Malcolm Murray, architecte viveur et désabusé ; lady Ottilia, belle Anglaise délurée, féministe et antiesclavagiste.Comme les familiers de la société insulaire, Desteyrac va être mêlé, malgré lui, aux conséquences de la guerre civile américaine, provoquée par la sécession des Etats esclavagistes cotonniers du Vieux Sud. Il rencontrera les forceurs de blocus et les premiers touristes. L’archipel idyllique, emporté par le tourbillon des affaires et des trafics, connaît, sous couvert de sa neutralité, un essor économique équivoque et inespéré, avant de vivre les années difficiles de la récession, le retour à l’agriculture et au pillage des épaves.Intrigues, drames personnels, passions inavouées, ouragans destructeurs, deuils inattendus nourrissent la trame de cette fresque romanesque.Après l’immense succès des séries Louisiane et Helvétie, Maurice Denuzière nous entraîne de nouveau au cœur du XIXe siècle, révélant, dans ce deuxième volume de Bahamas, les aspects étonnants d’événements historiques que l’on croyait connaître.

  • Un homme sans ambition

    Maurice Denuzière

    • Fayard
    • 12 Janvier 2011

    Benoît Escalet, trentenaire, est célibataire de vocation et juriste dans une compagnie d´assurances. Sa passion dominante est la protection de son indépendance et de sa tranquillité. Cette attitude le conduit à refuser tout avancement. Il fuit les relations, de voisinage ou mondaines. C´est l´asocial type. Contrairement à l´Alceste de Molière, à qui il est souvent comparé, il ne déteste pas ses contemporains, il ne les méprise pas non plus ; simplement, il ne tient pas à les fréquenter et limite au strict minimum ses rapports avec les autres. Jusqu´au jour où l´irruption dans sa vie d´une petite fille noire le confronte à la réalité des soucis quotidiens de certains. Il pratique l´athéisme politique. Pour lui, tout objet qui n´est pas nécessaire est inutile et le superflu, produit à l´extrême par la société de consommation, le hérisse. Julien Merlot, son seul ami, comme lui enfant du divorce, ambitionne, au contraire, réussite matérielle et politique, et se met souvent dans des situations dont il faut parfois l´aider à sortir. Considérant qu´il est dangereux d´être aimé et qu´aimer est une servitude, Benoît a longtemps limité ses relations avec les femmes à l´hygiène sexuelle. Il vivra cependant des expériences, agitées et comiques, avec une domoticienne délurée et une intellectuelle écologiste, jusqu´au jour où Cupidon finira par le blesser d´une flèche convaincante, sans entamer son art d´esquiver les contraintes.

  • Helvétie t.1

    Maurice Denuzière

    • Fayard
    • 9 Juin 2010

    1800- 1819. À travers une série de destins soumis aux intrigues, aux antagonismes religieux et à l´affairisme, ce roman peint les amours clandestines du beau Blaise de Fontsalte, soldat de l´Empire, et de la douce Veveysanne, Charlotte Métaz. L´instruction classique et l´éducation du jeune Axel symbolisent l´esprit européen, issu du siècle des Lumières et cher à Mme de Staël.

    Guillaume, riche entrepreneur, Blanchod, sage vigneron, Chantenoz, poète déçu, et Flora Baldini, inconsolable et passionnée, évoluent dans un microcosme du pays de Vaud, où règnent la douceur de vivre et l´insouciance face au temps qui passe, alors que l´Europe est à feu et à sang.

  • L'Adieu au Sud et les Années Louisiane sont les cinquième et sixième volets de la série Louisiane, vaste fresque romanesque, en six volumes, qui se déroule de 1830 à 1945. Après Louisiane (vingt-cinq traductions), Fausse-Rivière (trente-deux semaines en tête des meilleures ventes), Bagatelle, qui a connu un succès comparable en faisant rêver des millions de lecteurs, les Trois-Chênes et l'Adieu au Sud unanimement salués par la critique, les Années Louisiane constituent le sixième et dernier volet d'une suite romanesque dont chaque tome peut être lu indépendamment des précédents. C'est l'indipensable mode d'emploi de cette passionnante chronique qui relate, de 1830 à la fin de la Seconde Guerre mondiale, la vie d'une famille de planteurs louisianais, descendants de colons français établis sur les rives du Mississippi dès le XVIIIe siècle. Etabli à la demande de centaines de milliers de lecteurs attentifs et fidèles, cet ouvrage comporte les arbres généalogiques des familles fictives ; les repères chronologiques permettant de retrouver aisément tel événement historique, telle péripétie politique, tel fait économique, telle scène du roman ; des témoignages d'éminents universitaires et de l'écrivain Yves Berger, fin connaisseur du Vieux Sud. L'auteur de cette vaste suite romanesque, que la critique unanime a reconnu comme un des maîtres du roman historique, répond ici à bon nombre des questions que lui posent les lecteurs sur la genèse de son oeuvre, ses méthodes de recherche et de travail au cours de près de vingt années dédiées à la Louisiane.  Maurice Denuzière a notamment reçu le prix Alexandre-Dumas et le pris des maisons de la presse pour Louisiane ; le prix de la Bancarella (Italie) pour Fausse-Rivière. L'université d'Etat de Louisiane lui a conféré un doctorat honoris causa pour l'ensemble de l'oeuvre qu'il a consacrée à la Louisiane.  Jacqueline Denuzière, après vingt ans de journalisme, est devenue l'unique collaboratrice de son mari. Elle a partagé, dès le début, toutes les étapes des Années Louisiane.

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