• Un matin du Temps, Rob Lejeran se réveille dans un temple du Cheval-Soleil, sur Terrego, seul et sans mémoire. Il est aussitôt traqué par les forces de Sar qui ont envahi le paisible Serellen. Alors, commence la longue marche pour rejoindre la grande prêtresse Syris et conquérir le pouvoir suprême. Mais quel est cet univers ?

  • Tout à la fois chronique de l'après-guerre et roman d'initiation, Le Jeune Amour est aussi un roman autobiographique.
    1950, une bourgade de la Dordogne. Gil Jallas, dix-sept ans, beau garçon, l'esprit et les sens aiguisés, rêve d'entrer à l'université et de devenir un grand écrivain sous le pseudonyme rutilant de Gil Blas. Hélas, la réalité n'est pas un rêve. Sa mère, simple ouvrière, ne peut lui payer des études et, en guise d'écriture, c'est à celles de la perception qu'il va s'atteler dès qu'il a passé la première partie de son bac. Un vrai travail, un salaire et tout le futur d'un fonctionnaire. Par bonheur, la vie possède plus de ressources qu'il n'y paraît parfois. La perception se révèle un haut lieu stratégique pour l'apprentissage de la réalité nécessaire à un futur écrivain : c'est là que convergent les rumeurs du bourg, les complots, les rancoeurs et les affaires de coeur. Et les secrets, dans ces années, ils abondent. La guerre a cessé il y a peu. La résistance et les compromissions rôdent encore dans tous les esprits. C'est l'heure froide de la vengeance. L'heure aussi où les plus malins, les plus forts veulent en profiter pour asseoir leur pouvoir tandis que les autres cherchent tout simplement à survivre avec les moyens du bord. Ainsi " Monsieur l'Adjoint au maire ', Adrien Lécuyer, au passé trouble de vrai-faux résistant, patron d'entreprise, veut se construire une carrière politique. Il utilise sans scrupule les uns et les autres pour parvenir à ses fins... Ainsi la belle, la trop belle et trop légère Marie, dont l'époux, le ténébreux et dangereux Pierre, ne sait pas échapper à son destin de petit malfrat... Devant la beauté de Marie, Gil fond. Il se consume d'un amour adolescent, terrible et joyeux, qui se sait aussi éphémère qu'un printemps. Pour elle, il se veut le Prince charmant, le redresseur de torts. Il déploie tous ses talents, même ceux qu'il s'ignorait : faussaire et écrivain public de lettres vengeresses. Mais ils sont nombreux, presque tout un village, à vouloir jouer avec les mensonges et les faux semblants. Un jeu dangereux qui tournera mal...

  • Le retour de Michel Jeury à la science-fiction : un événement attendu depuis vingt ans, couronné par le Grand Prix de l'Imaginaire 2011 !
    May a dix ans. Peut-être est-elle en train de mourir. Le Dr Goldberg l'a envoyée en vacances dans la maison ronde, au milieu de la forêt, rejoindre quatre locataires, Thomas et Lola, Nora et la docteure Anne. Ils sont chargés en fait de distraire les enfants malades. Et de leur apprendre le monde. Un monde qui ressemble au nôtre. Mais qui n'est pas le nôtre, qui en est prodigieusement distinct et distant, sur une autre " brane ". Où tout, en réalité, est différent, subtilement ou violemment. Le Dr Goldberg vous expliquera ça. Encore heureux qu'il y ait le changement, sans lequel la vie ne vaudrait pas d'être vécue. La langue de ce roman est étrange. Ce n'est pas tout à fait la nôtre. C'est celle d'un autre univers, parallèle si l'on veut, autorisé par la théorie des cordes, et où les personnages ont la faculté de passer d'un monde à l'autre, voire peut-être de créer des mondes, la faculté de changer.May le monde est peut-être le monde que la petite May mourante est en train de se créer pour y vivre (qui sait ?) à jamais. Peu de romans de science-fiction sont aussi bouleversants. Aucun n'a jamais été aussi loin dans l'originalité en s'attaquant aux règles même du langage sans jamais sombrer dans l'inintelligibilité ou l'obscurité.
    Cette édition numérique comprend :
    - une biographie de Michel Jeury écrite par lui-même
    - une bibliographie complète des oeuvres de Michel Jeury
    - un dossier sur la collection : Ailleurs & Demain, quarante ans de science-fiction
    Grand Prix de l'Imaginaire 2011 Catégorie Roman francophone

  • " Pour la dixième fois en un quart d'heure, Marie bondit sur ses pieds chaussés de bottines à talons. Elle s'est habillée pour sortir et montrer un peu la ville à sa visiteuse. Elle préfère bavarder ou discuter en marchant, elle joue de son ombrelle et de son éventail, ce qui l'aide à réfléchir et lui donne une contenance. Toujours les nerfs qui sautent et se nouent pour un rien, la veuve Jardin ! "
    Mais qui a tué le contremaître Louis Chanal ? La manufacture de soie du domaine de Maleval est en émoi. C'est Marie Jardin, la très jolie veuve du notaire de Saint-Génis, qui va mener l'enquête à sa façon. Dépêchée par Henry, aîné du clan Fayan et héritier de la soierie, pour dénouer l'affaire, Marie se retrouve plongée au coeur des secrets de cette grande famille. La jeune veuve devra surmonter ses émotions débordantes et son attirance pour le riche propriétaire. Sûr de son argent et de son charme, Henry Fayan espère la voir vite se pâmer dans ses bras. Un temps, Marie joue le jeu. Dans tout le pays, ne l'appelle-t-on pas la " Sans-Corset " ? Mais avant tout, Marie est un esprit libre. Et elle est bien plus forte que ne le croit Henry.

  • L'année du certif

    Michel Jeury


    Un roman vivant et chaleureux comme la mémoire collective

    Les Cévennes, dans la France des années trente. C'est la grande époque du certificat d'études. Les écoles, les villages même s'affrontent, par l'intermédiaire de eurs champions, pour le prix cantonal. Chaque instituteur se doit d'avoir au moins une fois dans sa carrière le premier du canton...
    dès l'été, commence l'année terrible. paul Fontanes, l'instituteur de Saint-André-la-Vallée prépare son fils Antoine ; Mlle Rachel, de Saint-Pierre-du-Mont, lance dans la bataille la tendre et folle Pascaline.
    Pendant que les jeunes candidats connaissent leurs premiers émois amoureux et se passionnent pour les romances à deux sous, les espoirs et désespoirs des instituteurs viennent fausser la règle du jeu. Alors, entre adultes et enfants, se noue un drame qui ne connaîtra son épiogue que douze ans plus tard...
    Un roman vivant et chaleureux comme la mémoire collective.
    L'Année du certif a été adapté pour la télévision en 1996 par Jacques Renard.

  • Michel Jeury nous donne une vision de l'avenir terrifiant que nous sommes en train de créer.
    2125 : GE III, Grand Etat postnucléaire, règne sur le monde. Mais il existe autour des Pyrénées un territoire sauvage, le Timindia, dévasté autrefois par une effroyable répression. C'est au Timindia que le procurateur Jonas Claude va rejoindre Dona, la jeune lionne de velours en fuite, et que Jael Denak, chef de la conspiration des Trois-noms, essaie de franchir la barrière de démence. Mais l'observateur Das Rodal est peut-être devenu fou en découvrant le secret des Timindiens. Jonas Claude se dresse contre le Grand Etat pour sauver le territoire humain. Et ses ennemis sont puissants... Dona suivra-t-elle le procurateur jusqu'au bout de son destin ?
    Après Le temps incertain, Les singes du temps et Soleil chaud, poisson des profondeurs, Michel Jeury nous donne une quatrième vision de l'avenir terrifiant que nous sommes en train de créer. Le territoire humain est son roman le plus personnel et le plus achevé.

  • En 1954, Vincent Lerouge a vingt ans lorsqu'il est nommé instituteur suppléant à Mondonat, petite commune du Périgord noir. Venu là pour quinze jour, il y demeurera onze ans. Le temps pour lui de découvrir toutes les misères et les joies d'un métier difficile -; c'est encore le temps de la classe unique au milieu d'une population méfiante ; et les haines et les mystères d'une communauté fermée, qui refuse à l'étranger le droit de s'intéresser au drame qui, vingt ans plutôt -; le soir du vent fou -;, l'a secouée : l'incendie d'une ferme au cours duquel un homme a trouvé la mort. C'est pourtant à l'élucidation du crime que Vincent s'attache ; il lui faudra bien des années, des circonstances exceptionnelles et la complicité de certains pour y parvenir...
    Au-delà de cette intrigue, ce qui fait la richesse de la beauté de ce roman, c'est la vie même du village, de saison en saison, et tout ses personnages : les gamins, leurs parents, les paysans, le petit seigneur local, le curé, les collègues des communes voisines -; tous vivants, attachants, qu'ils soient butés, madrés, intelligents, tendres ou cruels. Tout un monde parcouru de passions inavouées.
    La richesse et la beauté viennent aussi de l'écriture, vive, forte et colorée, et pleine d'heureuse surprises ? originale comme l'histoire même qu'elle raconte.

  • 2060. La chronolyse est devenue la donnée fondamentale de l'existence. C'est une façon d'explorer le temps, de le dissoudre, de se projeter dans le passé, propulsé par une drogue dans l'esprit de quelqu'un d'autre. L'invention a donné naissance au " temps incertain ", un univers condensé, proche du rêve, un reflet de notre univers où toutes les lois spatiales et temporelles sont transgressées. Harry Krupp Hitler Ier, empereur de la première féodalité industrielle européenne, y lance ses troupes vers la terre heureuse et écologique de 2060. Comment lui résister, sinon en envoyant dans le temps incertain des " psychronautes ", voyageurs volontaires, qui vont essayer de corriger cette monstrueuse aberration ? Le docteur Robert Holzach va ainsi endosser l'identité de Daniel Diersant, au xxe siècle. Il vivra avec terreur l'enchaînement chaotique d'événements qui se répètent interminablement. Face à une réalité qui se dédouble et se contredit, Diersant risque de perdre la raison. Et notre avenir...Se rattachant ouvertement au courant anglo-saxon incarné par Philip K. Dick ainsi qu'au " nouveau roman " français, Michel Jeury parvient à unir deux réflexions : l'une sur l'écrasement des individus par les structures sociales modernes, l'autre sur la réalité de la réalité, ses déformations et sa relativité. Il offre ainsi le récit de mondes hallucinés et du " temps incertain ", qui voient s'affronter un " presque aujourd'hui " et un " futur hypothétique ". Premier volet de la trilogie chronolytique, Le Temps incertain est suivi par Les Singes du temps et Soleil chaud poisson des profondeurs, réédité en 2008.
    Cette édition numérique comprend :
    - une biographie de Michel Jeury écrite par lui-même
    - une bibliographie complète des oeuvres de Michel Jeury
    - un dossier sur la collection : Ailleurs & Demain, quarante ans de science-fiction

  • Peu satisfait de l'ordre policier qui règne en Eristan, épris de justice, Taël décide de passer les frontières de ce minuscule empire et se lance dans une quête peut-être illusoire : celle du Sablier Vert, enfoui sous les ruines de l'ancienne cité de Dirak et qui confèrerait à son découvreur le pouvoir de changer le monde.

  • Si l'Empire a rejeté la technologie, et prône le refus du développement scientifique pour libérer l'homme de ses contraintes, ce n'est pas sans imposer d'autres limites à ses sujets. Taël, un jeune archéologue, se doit de les contourner s'il veut retrouver, dans les ruines de Dirak, le mythique Sablier vert, dont on dit qu'il a toutes les réponses aux questions que l'Homme se pose. Mais il faut aussi savoir poser les bonnes questions, et le voyage de Taël entrouvre des portes sur l'avenir, sur les avenirs possibles, et sur le chemin qui mène à la maîtrise de sa destinée. Le temps est un sable vert dit le sage et, finalement, c'est la façon dont il s'écoule, qui rend le monde si exaltant.

  • Si l'Empire a rejeté la technologie, et prône le refus du développement scientifique pour libérer l'homme de ses contraintes, ce n'est pas sans imposer d'autres limites à ses sujets. Taël, un jeune archéologue, se doit de les contourner s'il veut retrouver, dans les ruines de Dirak, le mythique Sablier vert, dont on dit qu'il a toutes les réponses aux questions que l'Homme se pose. Mais il faut aussi savoir poser les bonnes questions, et le voyage de Taël entrouvre des portes sur l'avenir, sur les avenirs possibles, et sur le chemin qui mène à la maîtrise de sa destinée. Le temps est un sable vert dit le sage et, finalement, c'est la façon dont il s'écoule, qui rend le monde si exaltant.


  • Un nouveau roman sur le Certificat, situé cette fois dans les années 1950

    1950. Agnés Vincent, une institutrice de 22 ans;, passionnée et pleine d'illusions sur la vie et son métier, est nommée dans la petite école de Sainte-André-la-Vallée, au pied des Cévennes. Elle hérite d'une classe vivante, même un peu trop, et difficile - les élèves ne sont pas au niveau. A l'âge du "certif", les filles sont presque des jeunes filles et le travail scolaire les ennuie. Elles préfèrent chantonner "les chansons du poste" et se laisser captiver par l'actualité (Marcel Cerdan vient de mourir !). Ninon, jolie blonde délurée - un vrai diable sous les jupons, règne sur les grandes filles et sur bien des garçons. Bientôt, Agnès s'attache à cette enfant particulièrement espiègle, et se rend compte qu'un secret se cache derrière son allure effrontée...
    Après L'Année du certif, Michel Jeury nous raconte une nouvelle histoire de maîtres et d'écoliers en plein coeur des Cévennes, et confirme son talent pour restituer avec bonheur le charme de ces tendres années.

  • Lorek Nalan, à bord du Centaurus, participe à une expédition interstellaire d'un genre nouveau. Pour la première fois, une espèce intelligente extraterrestre s'est manifestée ; elle a donné aux hommes un rendez-vous. Qui sont les Nerelliens ? Pourquoi demandent-ils une rencontre ? Etrange contact, très bref, purement mental... après quoi Lorek se retrouve seul et nu sur une planète inconnue et paradisiaque où les fleurs, les fruits, les champignons s'épanouissent à même l'écorce. Le monde du lignus, malgré les apparences, est en voie de désertification ; ses habitants l'ignorent ; peut-être faut-il un regard venu d'ailleurs pour faire germer la solution. Mais Lorek a-t-il bien compris le plan des Nerelliens ? Quelle partie grandiose jouent-ils à l'échelle de l'éternité ? C'est à bord du Centaurus, longtemps après, que les hommes connaîtront la réponse.

  • Sur la Terre de la présence, en l'an 525 du Moratoire, Juo et Ushaïa fuient leurs ennemis, les Nomades, les chiens géants et les Écumeurs du silence. Grâce au Programme supérieur qui précipite son rythme vital, Juo échappe aux hommes du chef Haroun. Il domine les chiens et atteint Acharac, le village d'Ushaïa. Mais celui-ci a été complètement détruit par les Écumeurs. Fuyant de nouveau, il se réfugie au Sanctuaire de Térive d'Allac. Ushaïa, Paula, Naha et les autres rescapés d'Acharac le rejoignent pour essayer de créer un nouveau village. Dans le Sanctuaire, Juo découvre par bribes la vérité sur la Tradition et le Moratoire. L'univers est-il gouverné par un démon qu'on appelle le Sombre Éclat ? Et quand les habitants du Sanctuaire se croient sauvés, surgit dans le ciel le vaisseau des Écumeurs du silence.

  • Si l'instituteur Michel Jeury a abandonné l'enseignement depuis de nombreuses années, l'univers de l'école continue de lui inspirer des romans justes et émouvants...
    Un matin d'octobre de l'année 1908, Victor Chambost, jeune instituteur, arrive à la gare de Saint-Just-le-Roche, petit village du mont Pilat, dans la Loire. L'automne est splendide et c'est la rentrée scolaire. Pour Victor, c'est un jour d'espérances ? d'espérances inquiètes. Il est en train de perdre la foi en son métier, et ses rêves d'installation dans les colonies reviennent le hanter, amers. Pourvu que cette rentrée puisse être un nouveau départ!À Saint-Just, ses attentes sont comblées: un village charmant; un maire chaleureux et fier de son école ? il vient de faire rénover celle des garçons ?; une institutrice paraît-il très compétente en laquelle Victor trouvera, sans aucun doute, une agréable interlocutrice. Et surtout, parmi les joyeux petits montagnards qu'il enseigne, un phénomène comme tout instituteur rêve d'en rencontrer: Colinet, un jeune berger orphelin dévorant jour et nuit romans, manuels d'arithmétique, d'histoire, doué d'une mémoire extraordinaire et enthousiaste comme une classe entière, qui veut absolument passer le certificat d'études. Le maître et l'élève se lancent dans l'aventure avec passion. L'ardeur et l'ingénuité de Colinet enflamment la classe. Victor est heureux. Le village est sûr de leur réussite.Mais, au fond d'une ruelle, dans l'autre école, plus petite, où la farouche et moqueuse Émilie enseigne aux filles de Saint-Just, on déclare la guerre au certif. La gloire, c'est toujours pour les hommes! Ainsi, quand Victor, timide comme un célibataire endurci, se décide enfin à rendre visite à l'institutrice, une cruelle déconvenue l'attend: la belle le nargue et refuse avec une ironie narquoise ses propositions de lecture ou de collaboration. Victor, plus affecté qu'il ne veut bien le reconnaître, essaie d'oublier sa tristesse dans le travail.Mais à l'approche des beaux jours, son beau projet s'écroule. L'oncle de Colinet retire l'enfant de l'école. Afin d'en faire un apprenti meunier. Pour Colinet, la déception est insupportable: il s'enfuit sans donner de nouvelles. Privé de sa plus belle motivation, rongé par l'inquiétude, Victor plonge dans la dépression. Émilie vient alors à son aide...


  • " Un roman où aucun enfant n'apparaîtrait serait sans doute pour moi impossible à écrire. "
    Michel Jeury

    Tiénot a onze ans en 1918. La Grande Guerre a bouleversé les repères et les comportements, les gens ont changé. À la métairie où vivent Tiénot, ses parents et sa petite soeur, l'atmosphère s'assombrit. Les certitudes enfantines de Tiénot meurent doucement. Son regard sur le monde se fait interrogateur et inquiet. Sa petite amie d'enfance, Justine, une fille de l'assistance recueillie par ses parents, se retourne contre lui et se moque de son affection. Son père n'est plus le gaillard qu'il était : les gaz l'ont laissé invalide, cloué au lit, impuissant et amer. Quant à la belle Mado, sa mère, elle perd la tête pour Joseph, un bellâtre sans coeur qui martyrise ses enfants pendant que le père est à l'hôpital. Alors, qu'est-ce qui fait tenir Tiénot ? Sa passion, ce qui lui fait battre le coeur et l'exalte, ce sont les univers qui se téléscopent autour de lui. D'un côté les magnifiques bois de Hautefage qui grouillent d'une vie minuscule et majestueuse, de l'autre le château où s'agitent les idées modernes (comme l'émancipation des métayers) et les progrès du nouveau siècle : l'aviation, la libération des femmes (les petites amies du fils de famille, qui conduisent des automobiles et se préparent à occuper un emploi). Mais ces consolations finissent par perdre de leur puissance face à la violence de Joseph et à l'amour aveugle que lui porte Mado. Tiénot doit réagir s'il veut sauver sa peau et redonner un peu de dignité à sa mère. Encouragé par la Toca Braso, une vieille rebouteuse, et surtout par son grand-père, Tiénot se décide à faire déguerpir Joseph. Une nuit, protégé par son grand-père armé d'un fusil, Tiénot passe à l'attaque. Mais en chassant l'ennemi, il doit pour toujours dire adieu à l'enfance.

  • Vincent a quatorze ans. Sa mère, la fantasque Émilie, en épousant Pierre Jeancel, le régisseur du domaine de Razac, en Périgord, vient de réaliser l'un de ses rêves : elle, la pauvresse, entre dans le monde des de. Mais ce petit monde provincial et rural de l'immédiat après-guerre est plein de tumultes et de violences, comme si une nouvelle Révolution s'annonçait. À quoi Pierre Jeancel, serviteur d'Ancien Régime, s'oppose...
    En toile de fond, il y a ici l'histoire, politique et sociale, de ces années-là en Périgord. Au premier plan, il y a l'histoire d'Émilie et de Vincent et de tous ceux, nobles, paysans et bourgeois qui gravitent autour d'eux. Une histoire, des foules d'histoires que Vincent, de son oeil goguenard, observe avec passion.
    Tout un monde, merveilleusement recréé - ce monde provincial si riche, si complexe, toujours actuel. Et cette terre, si lourde e si légère de toutes les senteurs de la vie, sur laquelle les jeunes garçons, tels Vincent, apprennent à devenir des hommes.

  • L'après-guerre, l'école publique contre l'école privée: la peinture juste et pleine de sensibilité d'un univers cher à la mémoire collective.
    1948, c'est l'année du nouveau brevet : le BEPC... À Réverac-du-Périgord, le cours complémentaire libre est une institution. Mais il y a aussi une école catholique. Une quinzaine d'élèves, la plupart refoulés du cours public, y suivent, sans trop d'espoir de réussir leur brevet, un enseignement inégal. Parmi eux, Rémi Lagrange.Rémi est le fils du facteur. C'est un rêveur, il parle peu et ses résultats sont médiocres... Ça ne l'empêche pas d'être l'ami du meilleur de la classe, Tommy, un fils d'industriel. Chez les parents de Tommy, les deux inséparables passent des heures à refaire le monde, à parler de leur avenir, des filles et d'Emma Bovary... Souvent la mère de Tommy, Zoé, se mêle à leurs discussions. Elle est belle et élégante. Rémi en est tombé amoureux.Malgré cela, sur les bancs de l'école, il se laisse circonvenir par une élève fraîche, rose et bien en chair, la jolie Gilberte. Elle n'est pas son genre. Mais elle dégourdie. Et elle l'initie aux jeux amoureux...Au cours libre, le professeur de français a donné à ses élèves un sujet de rédaction qui va chambouler la vie de Rémi. Celui que tous prennent pour un gentil benêt écrit (en pensant à Zoé) un si bon devoir que le professeur décide, avant de le noter et de le lui rendre, de s'assurer que Rémi en est bien l'auteur... La copie circule de main en main et finit par attiser la curiosité du cours public, qui n'a pas de très bons élèves en rédaction. Mais le prof de français l'égare... Qui a subtilisé cette copie? "Le mystère de la rédaction" est le sujet de discussion préféré de Zoé, Tommy et Rémi. Le reste du temps, ils parlent littérature. C'est pourquoi Rémi suggère à Zoé de remplacer le prof de français qui vient de démissionner... Elle accepte. Et c'est le moment que choisit le cours public pour proposer à Rémi, à sa grande horreur, de le reprendre dans ses rangs...

  • 1944 : l'année la plus longue, pour une famille de " métayers du château ", dans un village du Périgord. Il y a le père, malade, la mère, Emilie, belle et jeune femme, un peu fantasque, et l'enfant, Vincent. Vincent a onze ans. Il est vif, malin, un rien chapardeur ; petit animal sauvage, toujours cavalant à travers les collines et les combes, toujours aux aguets, il voit tout, il sait tout. Où se situe le camp des résistants, nombreux dans les bois d'alentour ; où sont cachées des armes dans le grenier... Et ainsi, à travers le regard de l'enfant agile, c'est tout un monde secret qui s'anime. Parfois on voit surgir une petite colonne allemande. Ainsi, l'oncle Fred est tué. A-t-il été dénoncé, et par qui ? Tout le monde soupçonne tout le monde, en ces temps pleins de " passions et de haines ", mais aussi de mystères. Des mystères que jamais Vincent ne percera vraiment... Il aura seulement appris que la vie a le goût des kakis, ces petits fruits qu'on appelait alors les " oranges de guerre ", délicieux lorsqu'on y mord, âcres comme du fer quand on a fini de les mâcher. Un roman qui sonne juste et vrai comme une histoire vécue.


  • Dans la France du XIXe siècle, un médecin de campagne de retour des colonies se voit mêlé à un crime. Sa plus sûre alliée est une belle femme très imprévisible.

    En cette année 1886, le docteur Nicolas Martin s'apprête à prendre ses nouvelles fonctions dans un petit bourg du Limousin. Il vient de rentrer des colonies, où il a passé plus de dix ans, et a conclu une marché peu commun pour gagner sa vie : il récupérera la clientèle du vieux médecin décédé, ira loger chez sa veuve et, en échange, épousera la cadette des filles, Mlle Claudine, trentenaire avenante et fille-mère. Mais le mariage ne se fait pas, le juge d'instruction devançant Nicolas et épousant Claudine. Nicolas se retrouve libre de conter fleurette à la belle boulangère ou à l'inquiétante châtelaine, Manon, trop jeune épouse d'un riche malotru. Bientôt, on retrouve le châtelain assassiné. Chacun soupçonne Manon, d'autant que les trois précédentes épouses du barbon sont mortes dans des conditions suspectes. Manon a-t-elle voulu sauver sa vie en tuant son mari ? Ou l'assassin serait-il Oscar, l'irascible ouvrier boulanger, ennemi juré du châtelain ? Les langues vont bon train, les pistes s'égarent... Nicolas qui, pour donner ses soins, va de ferme en ferme et recueille des informations, est victime d'une tentative d'assassinat. Décidé à faire la vérité sur toute l'affaire, il trouve une alliée imprévue : Lise, fille aînée de sa logeuse, folle ou, pour le moins, excentrique, et d'une extrême beauté. Entre les crimes et cette nouvelle compagne, Les Beaux Jours du docteur Nicolas se parent d'une tension qui n'est pas dénuée de charme.

  • Après Le Temps incertain et avant Soleil chaud poisson des profondeurs, Les Singes du temps nous plonge de nouveau dans l'univers terrifiant et haïssable de la chronolyse. Dans un futur proche, sous l'effet de la pollution, de la destruction de l'environnement, la Terre est devenue presque invivable. Ce monde chaotique est d'autant moins supportable que les hommes sont soumis à une oppression politique dont les seuls signes visibles ne font que mieux dissimuler un dessein obscur. Pour échapper à cette aliénation diffuse et insaisissable, une seule alternative : la chronolyse, fuite intérieure obtenue grâce à l'absorption d'une drogue. Ainsi, le voyageur Simon Clar pourra-t-il retrouver le temps de son enfance perdue et fuir vers l'utopie, la planète Gogol, située quelque part dans le monde intérieur, univers de liberté où le bonheur innocent est encore possible. À moins qu'il ne soit au final qu'un secret morbide. Sur fond de nucléaire, de milice patronale, de multinationale ou de socialisme utopique, Jeury nous décrit des hommes en proie à la " relative réalité " du monde. Dans ce deuxième opus du cycle de la chronolyse, le thème de l'aliénation est au coeur de visions oniriques et de projections dignes de Philip K. Dick. Le livre exploite le conscient et l'inconscient collectif avec une telle maîtrise qu'il apparaît encore extraordinairement familier au lecteur d'aujourd'hui. " Nous nous battrons avec nos rêves ! ", la dernière phrase du roman, a des résonances étrangement actuelles...
    Cette édition numérique comprend :
    - une biographie de Michel Jeury écrite par lui-même
    - une bibliographie complète des oeuvres de Michel Jeury
    - un dossier sur la collection : Ailleurs & Demain, quarante ans de science-fiction

  • Le monde est devenu espace de jeux. Jeu de hasard où l'on risque ses points, son statut social...
    Le monde est devenu espace de jeux. Jeu de hasard où l'on risque ses points, son statut social. Jeu de rôles où l'on incarne le personnage que l'on aurait aimé être... Si on a les moyens de se l'offrir, jeu d'adresse et de force devenu jeu de cirque comme l'Ombrelle ou le Jeu Troyen.
    Bruno Mansa est entraîneur de Jeu troyen. Un entraîneur très entouré et très disputé dans une société où le jeu est devenu la principale activité sociale. Il y a les jeux de compétition et les jeux de hasard. Et Mansa, lors d'une remise en jeu, perd tout, ses points, sa situation. Avec 287 points, on ne va pas loin, on peut tout au plus tenir un rôle de figurant dans un jeu de rôles grandeur nature. Mais il lui faut remonter la pente et aller voir dans les coulisses si le hasard n'est pas tricheur. Dans un monde de simulations, où commence le réel ?
    Cette édition numérique comprend :
    - une biographie de Michel Jeury écrite par lui-même
    - une bibliographie complète des oeuvres de Michel Jeury
    - un dossier sur la collection : Ailleurs & Demain, quarante ans de science-fiction

  • Attention : lire ce livre est une expérience qui fait chavirer la raison.Une oeuvre majeure de la science-fiction française.
    "Un gros nuage sombre effaça la lune. L'OEil géant parut alors se détacher sur l'écharpe brumeuse de la voie lactée. Il était presque immobile maintenant, et il nous regardait. L'impression de regard semblait absente quand l'OEil était bas, ou peut-être tant qu'il bougeait. Elle devint nette quand la lune fut cachée."
    En ce début du XXIe siècle, les témoignages sur des phénomènes mystérieux se multiplient. Yeux géants dans le ciel, résurrections, transformations d'humains en animaux, manifestations incongrues d'êtres étranges surgis du néant. Peut-on y croire ou faut-il en douter comme ces associations de consommateurs qui envoient sur les lieux de ces prodiges des dénieurs patentés chargés de trouver des explications rationnelles ? Mais si l'on a été, comme Vincent, comme Emma, un témoin, que faut-il en penser ? Que des extra-terrestres s'apprêtent à débarquer comme le prédisent des prophètes ? Ou bien que la raison humaine est battue en brèche par la dissolution des cadres anciens de notre univers traversé par quelque chose que les mots de notre langage ne permettront jamais de saisir ?
    Cette édition numérique comprend :
    - une biographie de Michel Jeury écrite par lui-même
    - une bibliographie complète des oeuvres de Michel Jeury
    - un dossier sur la collection : Ailleurs & Demain, quarante ans de science-fiction

  • L'Orbe (les Seigneurs) et la Roue (les Ingénieurs) se battent pour le contrôle de la Sphère. Mais peut-elle encore être contrôlée ?
    L'immortalité est une question de temps. Quand Mark Jervann d'Angun ressuscite, dix mille ans après sa première mort, on prétend l'obliger à changer de nom. Parce qu'il refuse, il va lui falloir retourner dans l'univers-ombre. Pour vingt mille ans. Et quand il renaît une nouvelle fois sur la planète marine Maria 3, le monde a bien changé. Les planètes du système solaire ont disparu ; elles ont été remplacées par la Sphère de Govan avec ses milliers de mondes artificiels qui entourent le soleil. L'Orbe -; les Seigneurs -; et la Roue -; les Ingénieurs -; se disputent la Sphère. Mais un autre pouvoir, celui de la Sphère elle-même, risque de les rejeter dans les oubliettes de l'Histoire.
    Cette édition numérique comprend :
    - une biographie de Michel Jeury écrite par lui-même
    - une bibliographie complète des oeuvres de Michel Jeury
    - un dossier sur la collection : Ailleurs & Demain, quarante ans de science-fiction

empty