• Le juste milieu

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    • Plon
    • 8 Novembre 2018


    Après le best-seller "Les joies d'en bas, tout sur le sexe féminin", il était temps que le sexe masculin ait droit lui aussi à son livre, mêlant sérieux et humour, sur ses heurs, malheurs, grandeurs et petitesse... Tout, tout, tout, vous saurez tout...

    " Dans cette période où l'on découvre - ou l'on fait semblant de découvrir ! - que les hommes testostéronés, brandissant leurs sexes comme un instrument de pouvoir et de domination, sont plus nombreux que ce que l'on imaginait, il n'est peut-être pas inutile de " revenir aux fondamentaux ", comme dit le politique, en essayant de décrire puis d'expliquer simplement le fonctionnement de notre " machinerie sexuelle ", dont on ne soupçonne pas l'extraordinaire complexité. L'ouvrage remarquablement documenté de Nina Brochmann et Ellen Stocken Dahl (Les joies d'en bas, tout sur le sexe féminin) ouvre la voie à cette vision nouvelle, sous forme d'une sorte de complicité joyeuse, de l'appareil génital de la femme.
    Or, à bien étudier la bibliographie, il manque à l'évidence un exercice sur le même mode concernant l'appareil génital masculin, ses heurs et ses malheurs. Pour ne pas dire, ses grandeurs et petitesse ! C'est pourquoi cet ouvrage fait la part belle à la description de nos organes sexuels et à leur mécanisme intime, avant d'envisager comment cette belle machinerie fonctionne, seule ou en couple.
    Si la curiosité vous tenaille, entre un bon repas et une nuit d'amour, rendez-vous dans les pages de ce livre, au banquet de nos attributs et au lit de notre propre sexualité. Et puisque c'est un sujet qui prête souvent à sourire, vous ne serez pas surpris qu'il soit intitulé Le sexe de l'homme comme vous ne l'avez jamais lu, tant cette balade joyeuse et espérons-le instructive a pour but de mieux nous connaître nous-mêmes et nous rassurer sur notre rapport aux autres. "
    Eric Bouhier

  • Le xviiie siècle constitue un moment charnière dans l'histoire du roman français. Des mémoires fictifs au récit sentimental, en passant par le roman épistolaire, le genre se diversifie en affirmant de plus en plus son ancrage dans l'expérience des lecteurs[2]. Libérés des alibis épiques ou historiques qui freinaient encore leurs devanciers baroques et classiques, les romanciers procèdent à une exploration systématique des possibles formels ou thématiques de la fiction romanesque. L'expansion du lectorat et l'émergence de nouvelles médiations éditoriales (publications sérielles, collections) donnent lieu à ce que certains historiens ont identifié à une révolution de la lecture du roman, dont témoigne entre autres le célèbre Éloge de Richardson de Diderot[3] : inspirés par la Clarissa de Richardson ou La nouvelle Héloïse de Rousseau, les lecteurs de l'époque revendiquent une lecture que dominent la sensibilité et la subjectivité[4]. Ce double mouvement d'élargissement - de la forme romanesque et de son public - s'accompagne par ailleurs d'une importante réflexion théorique : plus que jamais le roman ne fait l'objet de discours, de débats, de discussions de plus ou moins grande ampleur. Dans sa cinquième édition (1798), le Dictionnaire de l'Académie française peut ainsi prendre acte de la réflexion romanesque développée depuis un siècle, et opérer une première variation dans la définition du terme « roman », qui était resté identique depuis 1694. Le roman cesse alors d'avoir pour contenu exclusif la matière « romanesque » des « aventures fabuleuses, d'amour, ou de guerre » ; il offre aussi au lecteur « des fictions qui représentent des aventures rares dans la vie, et le développement entier des passions humaines[5] ». Cette affirmation du roman et de sa lecture, cette reconnaissance de son pouvoir et de sa valeur exploratoires, rendront possible la légitimation du genre dans la première moitié du xixe siècle.

  • Lia habite la maison blanche, celle où personne n'habite, sauf l'été. La première fois que je l'ai vue, c'était hier. Elle courrait autour de la maison, et ses cheveux volaient, très longs, très clairs. À cause d'eux, à cause de leur clarté, j'ai pensé à mon oncle, celui qui aime tant raconter la mer.

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