• Un peu avant l'aurore, au moment d'ouvrir les yeux, un homme sent que quelque chose d'extraordinaire va bientôt se produire. Il se lève, avance vers la fenêtre. Soudainement tout s'ouvre. Il sort. Une lumière mystérieuse l'éblouit. À ce moment précis, il sait que, désormais, tout sera changé. Rien ne sera plus jamais pareil.

    Tout flanche
    enfin la fenêtre s'ouvre
    seul le rythme d'une corde suspendue
    se conjugue au silence
    comme à travers un miroir
    qui reflète tout ce qui vient avant
    tout ce qui a été
    ce qui a à peine existé
    ou qui n'a pas encore eu la force d'être

    Un recueil envoûtant sur le désir, l'attente, la fascination, l'éblouissement, la peur et la transformation soudaine. Quelque chose qui annonce le début ou la fin de quelque chose...

  • Un voyage en Thaïlande, pays qu'il a souvent visité, lui offre l'occasion d'ouvrir des portes depuis longtemps scellées. Le paysage magnifique déclenche des nuées de souvenirs et conduit à une vive introspection. Trois temples, second volet de L'autre bout du monde, récit paru en 2009, présente la mutation du voyageur errant en un penseur profond et réfléchi. Une métamorphose transcendante, soulignée par les allusions à l'écrivain Franz Kafka et l'interaction virtuelle du voyageur avec des personnages de Kafka sur le rivage (Haruki Murakami). Peu à peu, l'auteur en vient à questionner ses choix, son passé, sa façon de vivre. À mesure qu'il se laisse glisser dans un paysage idyllique, il se retrouve devant un miroir multidimensionnel qui le projette à tous vents et entraîne un tangage. Il sonde son tréfonds, dans sa quête du sens de la vie. Il finit par traverser le miroir pour arriver à quelques vérités simples?; il sortira à jamais transformé de ce voyage plein de révélations. Suivez-le avec sa guide, Rai.

  • Comme un métronome aux battements réguliers qui serait posé sur la ligne blanche d'une grande route, chacune des histoires que l'on retrouve dans Dérapages de Paul Savoie, suit tranquillement son petit bonhomme de chemin. Les personnages sont assis confortablement, un peu plus et ils passent inaperçus. En approchant l'oreille du livre, on entend encore le ronron de l'ordinateur lorsque l'auteur tapait son texte, mais c'est un leurre. Au moment où l'on croit avoir atteint son point d'équilibre dans une vie calme sans électrocardiogramme en folie, on dérape, on ne contrôle plus rien, le vide s'ouvre devant nous et nous devons choisir. Pourtant, on ne voulait rien bousculer, ne pas dévier dans l'imaginaire, suivre sans cesse la ligne droite, mais là il y a un noeud et on ne peut pas faire comme s'il n'était pas là. Toute notre existence s'en voit chamboulée, un grain plus gros que les autres bloque le conduit du sablier, la peur s'installe et l'on sait d'instinct que l'on ne sortira pas intact de cette vie.

  • Dans "24 mouvements pour un soliste", Paul Savoie reprend un voyage intérieur qui s'est étalé sur plusieurs décennies, avec "À la Façon d'un charpentier", "Mains de Père", "À tue-tête". Ce récit, qui constitue le portrait autobiographique des oeuvres de l'auteur, va plus loin et plus clairement encore dans la voie de l'aveu, de la franchise, de la compréhension et de la reconnaissance. Ces mémoires jettent une lumière inédite sur le processus créateur de l'écrivain, ses sources d'inspiration, sa lutte avec ses anges et ses démons, le tiraillement avec son bilinguisme, et font apparaître, à travers tous les déplacements de l'auteur, un Saint-Boniface natal innommé dans ses écrits, mais indispensable à l'exégèse de son oeuvre.

  • Très réel, un rêve marquera un point tournant dans la vie de l'auteur, le laissant convaincu, sans qu'il ne sache réellement pourquoi, qu'il doit se rendre en Orient.
    Trois voyages, en Chine, en Thaïlande et aux Philippines, forment le parcours tracé dans L'autre bout du monde, le premier tome d'une trilogie. À travers ses rencontres avec Ponchai, Pearl, Tuy, Ruby, Weng, Herminia, Belen, Nid, Angie et Kim, les conceptions de l'auteur sur des sujets tels que l'amour, le luxe, l'abondance, la pauvreté, le bonheur, le quotidien, la survie, les limites que nous impose la société, la sincérité, l'illusion, les relations entre hommes et femmes, la liberté et ainsi de suite, s'en trouvent chamboulées.
    Que cherche donc l'auteur à travers ces dépaysements ? L'autre bout du monde est un récit relatant une quête en plusieurs étapes pour trouver, en fin de compte, l'amour. Le trouvera-t-il ? Cela est loin d'être certain, mais les excursions que Paul Savoie aura eu le loisir d'expérimenter, lui auront permis, d'abord et avant tout, d'effectuer un long voyage au centre de lui-même.

  • L'autre bout du monde
    Tome 3 : Se frayer un chemin
    Paul Savoie
    Les Editions L'Interligne, 2017
    ISBN 978-2-89699-533-2

    L'autre bout du monde : Se frayer un chemin est un récit de voyage aux Philippines, où est née la conjointe du narrateur. Des fébriles préparatifs du départ, en passant par les multiples déplacements, jusqu'au retour et à ses attentes, ce livre raconte avec finesse et explore brillamment les dimensions externe et interne d'un homme sensible aux découvertes, aux questionnements et à la réflexion. L'auteur nous transporte dans ses bagages et nous fait vivre les émotions qui l'habitent. Ce récit inspirant montre les facettes d'un monde à connaître non pas comme un simple touriste, mais comme un humain à la rencontre d'autres humains. Voyager vers des destinations nouvelles permet aussi d'entreprendre un périple intérieur dont le globe-trotteur sort grandi. C'est le cas du narrateur.

    Paul Savoie, originaire de Saint-Boniface, au Manitoba, vit en Ontario. Poète, romancier, nouvelliste et traducteur, il écrit de nombreux récits. En 2007 et en 2013, il obtient le Prix de poésie Trillium. Il a aussi mérité le prix Champlain en 2013, pour son recueil de nouvelles Dérapages, paru chez L'Interligne. Cet autre volet de ses récits de voyage assure le suivi du tome 2 : Trois temples. L'auteur a publié plus de 30 livres.

  • Inspiré de la musique, Bleu Bémol est constitué dassonances, de rythmes, de phrases musicales, de mouvements libres qui tracent le début et la fin de tout ce qui est essentiel. Paul Savoie y approfondit les différentes dimensions du bleu, la couleur, létat dâme, cette zone dêtre qui lui permet de percer le gris ou de traverser le cristal, deux voies qui façonnent son imaginaire.

    la lumière te maquille de brillance ton corps à peau tendue bat le tam-tam comme le doigt fait parfois vibrer la corde la plus triste laccord soutenu de la déchirure Par-delà la symbolique du bleu, véritable porte dentrée pour redécouvrir le monde et son intimité, lauteur de CRAC (Prix Trillium 2006) explore ici le cheminement passionné de deux êtres lun vers lautre.

  • Crac

    Paul Savoie

    Récupérer le village / le peuple qui disparaît / sous la force inlassable / de la vague dont on ne trouve / plus de trace sauf l'écho / d'une mer / qui recule maintenant / devant ce qu'elle vient d'avaler CRAC, c'est le bruit que la terre ou le coeur font lorsque quelque chose se brise, risque de s'effondrer.
    Ce recueil, c'est l'expression d'une crainte, d'un désarroi devant ce qui, pour toutes sortes de raisons, se trouve menacé ou en voie de disparaître. C'est une façon de dire non à ce qui menace de nous réduire, de nous forcer à plier l'échine, à fausser compagnie.
    Paul Savoie refuse de se faire ensevelir par les forces modernes qui tendent à réduire l'être, à anéantir la conscience, la parole. Crac est son manifeste contre l'ensevelissement, son cri du coeur, son acte d'amour, bref son art poétique.

  • L'heure ovee

    Paul Savoie

    Ce recueil confronte la création en deux temps : c'est d'abord toute la genèse du monde qui se rejoue, dans les yeux d'un enfant solitaire caché à la cime d'un arbre au milieu d'une plaine. Par se seule contemplation, suivie de l'apparition d'un adulte - homme ou femme, le texte maintient le doute -, puis d'une fleur sans nom, se recrée l'infini de l'univers. Depuis ce nombril que déploie la première partie du recueil, la deuxième réalise ensuite le rêve d'Artaud : de revenir au monde avant même son apparition, dans le corps, ici, de la muse. S'instaure alors une descente à l'envers du décor, dans l'imaginaire de cette femme allongée d'abord dans un hamac, puis agenouillée dans une salle à manger, que l'auteur observe. Elle incarne le monde à naître qu'elle refuse pourtant de laisser aller, bien que cette retenue enfantera 24 tableaux.

  • Lors d'un voyage en train entre Toronto et Montréal, Paul Savoie et Marguerite Andersen unissent leurs voix pour créer deux personnages attachants, Bibi et Vava. L'un est bien sérieux, l'autre frivole. L'un réaliste, l'autre rêveur. Ils s'interrompent, se chamaillent et s'interrogent sur l'existence.

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