• Fabriquer de toutes pièces des micro-organismes n'ayant jamais existé pour leur faire produire de l'essence, du plastique, ou absorber des marées noires ; donner un prix à la pollinisation, à la beauté d'un paysage ou à la séquestration du carbone par les forêts en espérant que les mécanismes de marché permettront de les protéger ; transformer l'information génétique de tous les êtres vivants en ressources productives et marchandes... Telles sont quelques-unes des " solutions " envisagées aujourd'hui sous la bannière de la transition écologique, du Pacte vert européen ou du
    Green New Deal pour répondre tout à la fois à la crise climatique, au déclin de la biodiversité et à la dégradation de la biosphère. Sont-elles vraiment en mesure de préserver la planète ?
    En disséquant les ressorts idéologiques, techniques et économiques de ce nouveau régime de " croissance verte ", Hélène Tordjman montre que ses promoteurs s'attachent plutôt à sauvegarder le modèle industriel qui est la cause de la catastrophe en cours. Alors que de nouvelles générations de carburants " biosourcés " intensifient une logique extractiviste et contreproductive et que l'élargissement du droit de la propriété intellectuelle à toutes les sphères du vivant permet à quelques firmes de s'approprier l'ensemble de la chaîne alimentaire, l'attribution de prix aux " services écosystémiques ", le développement de dispositifs de compensation écologique ou les illusions d'une finance prétendument verte stimulent un processus aveugle de marchandisation de la nature.
    Loin d'opérer la rupture nécessaire avec le système économique qui nous conduit à la ruine, ce mouvement témoigne en réalité d'une volonté de maîtrise et d'instrumentalisation de toutes les formes de vie sur Terre et d'une foi inébranlable dans les mécanismes de marché. Refuser cette fuite en avant est le premier pas à engager pour tracer enfin une autre voie.

  • La mondialisation est-elle responsable des pandémies ? En ce cas, faut-il en défaire les fils tissés depuis plusieurs siècles ? Depuis toujours, les routes commerciales ont coïncidé avec l'apparition, la disparition et la réémergence des nouveaux virus. Ce livre explique pourquoi les évolutions de la mondialisation ont renforcé ces liens?: la déforestation, l'agriculture intensive, la perturbation des cycles géologiques et géophysiques, le réchauffement climatique, ainsi que les atteintes à la biodiversité, animale et végétale, ont accru les risques sanitaires. Ce livre propose de repenser la mondialisation en inventant des mécanismes de résilience face aux crises épidémiques. Loin des solutions simplistes, ses auteurs lèvent le voile sur la complexité des enjeux que soulève l'articulation des objectifs sanitaires avec les règles du commerce international. Avec une conviction : pour faire face aux risques épidémiques du XXIe siècle, il sera nécessaire de privilégier une approche associant mondialisation, environnement et santé. Gilles Dufrénot est macroéconomiste, professeur à Aix-Marseille Université. Il est chercheur associé au CEPII et travaille sur les politiques économiques internationales. Il coordonne actuellement un programme consacré aux effets des crises épidémiques sur les marchés financiers. Anne Levasseur-Franceschi est économiste, normalienne et agrégée en économie et gestion. Elle enseigne en prépa Normale Sup en zone de prévention violence à Bobigny. Ses travaux actuels en économie de la santé portent sur des sujets pluridisciplinaires impliquant économistes et praticiens de santé.

  • Un traité d'économie citoyenne qui tombe à pic. Après le choc de la crise économique enclenchée en 2020, l'explosion de la dette publique sera au coeur des débats de politique économique.

    Les auteurs déconstruisent les idées reçues les plus tenaces sur ce sujet : la dette publique est un fardeau pour les générations futures ; la France vit au-dessus de ses moyens, etc. Ce faisant, ils produisent un petit manuel sur le budget de l'État, les modalités de son financement, les limites et les erreurs d'interprétation du ratio dette/PIB, la distinction entre bonne et mauvaise dette, la façon dont la dette publique enrichit les riches ou peut être utilisée comme un instrument de domination.

    Ils explicitent aussi les moyens qui permettraient aux États d'affronter la récession en évitant le retour contreproductif des cures d'austérité : restructuration et monétisation de la dette, sortie de la dépendance aux marchés financiers et nouveau rôle de la Banque centrale, réforme fiscale redistributive et écologique, politique budgétaire au coeur de la transition écologique. Ces propositions, soumises au débat citoyen, entendent faire de la dette publique un instrument au service du bien commun.

    Les auteurs :

    Eric Berr (université de Bordeaux), Léo Charles (université Rennes 2), Arthur Jatteau (université de Lille), Jonathan Marie (université Sorbonne Paris Nord) et Alban Pellegris (université Rennes 2) sont membres des Économistes Atterrés.

  • Face à la crise globale du capitalisme, on voit désormais le FMI, des gouvernements ou des économistes célèbres brûler ce qu'ils ont adoré – le marché – et réhabiliter l'État qu'ils honnissaient. Nous vivons en fait l'amorce d'une " démondialisation ". L'histoire, la politique et les nations reprennent leurs droits avec le retour des États, que l'on disait naguère impuissants, et le recul des marchés, que l'on prétendait omniscients. Ce mouvement réveille de vieilles peurs. Et si cette démondialisation annonçait le retour au temps des guerres ?
    Ces peurs ne sont que l'autre face d'un mensonge qui fut propagé par ignorance et par intérêt. Non, la mondialisation ne fut pas, ne fut jamais " heureuse ". Le mythe du " doux commerce " venant se substituer aux conflits guerriers a été trop propagé pour ne pas laisser quelques traces... Mais, à la vérité, ce n'est qu'un mythe. Les puissances dominantes ont en permanence usé de leur force pour s'ouvrir des marchés et modifier comme il leur convenait les termes de l'échange. Dans ce fétichisme de la mondialisation, il y eut beaucoup de calculs et de mensonges. Il faut donc établir le vrai bilan de cette mondialisation – de ces apports et de ces méfaits – pour penser rigoureusement la phase suivante qui s'ouvre.
    Ce livre propose précisément les voies d'une démondialisation pensée et ordonnée par une nouvelle organisation du commerce et des relations financières internationales.
    Jacques Sapir, économiste, directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales, et à l'Université de Moscou, a notamment publié : Les Économistes contre la démocratie (Albin Michel, 2002), Les Trous noirs de la science économique (Seuil, " Points Économie ", 2003), Quelle économie pour le XXIe siècle ? (O. Jacob, 2005), La Fin de l'eurolibéralisme (Seuil, 2006) et Le Nouveau XXIe siècle (Seuil, 2008).

  • " Contre le chômage, on a tout essayé ", disait François Mitterrand en 1993. L'économiste américaine Pavlina Tcherneva vient rappeler que rien n'est plus faux, à condition d'accepter de modifier notre façon de voir l'économie. Face à une vision où le chômage est un " mal nécessaire ", un ajustement utile, elle défend l'idée que la priorité doit être de donner un emploi à tous ceux qui désirent travailler. Une telle idée n'est pas utopique, elle correspond simplement à une volonté politique.
    En assurant un " emploi pour tous ", la garantie d'emploi assure aussi un " nouveau contrat social " où l'action publique est libérée du chantage des entreprises, tout en étant capable de répondre aux défis actuels de la société. Certes, il y aura toujours des crises, mais ceux qui en paieront le coût ne seront pas les travailleurs et les chômeurs. L'ajustement de l'économie se fera ailleurs et la cohésion sociale n'en sera que renforcée.
    Avec cette garantie, les besoins de la société seront satisfaits et la démocratie locale renforcée. C'est pourquoi la garantie d'emploi est une part indissociable du Green New Deal : une société débarrassée du risque du chômage et du chantage à l'emploi se donne pleinement les moyens d'une action déterminée sur le front de l'écologie, tant en termes de moyens disponibles que d'action. Et elle le fait en améliorant la vie quotidienne de millions de citoyens.

  • Dans les vestiges des grands pins ponderosas d'Oregon pousse le matsutake, un champignon qui compte parmi les aliments les plus chers au monde. C'est le point de départ de cette enquête qui transforme un paradoxe en outil d'exploration : en suivant la piste de ce champignon rare, Anna Tsing décrypte la dynamique de notre monde au bord de la destruction au moyen d'outils conceptuels neufs. Bien plus qu'une métaphore, le matsutake est une leçon d'optimisme dans un monde désespérant.
    Ce n'est pas seulement dans les pays ravagés par la guerre qu'il faut apprendre à vivre dans les ruines. Car les ruines se rapprochent et nous enserrent de toute part, des sites industriels aux paysages naturels dévastés. Mais l'erreur serait de croire que l'on se contente d'y survivre.
    Dans les ruines prolifèrent en effet de nouveaux mondes qu'Anna Tsing a choisi d'explorer en suivant l'odyssée étonnante d'un mystérieux champignon qui ne pousse que dans les forêts détruites.
    Suivre les matsutakes, c'est s'intéresser aux cueilleurs de l'Oregon, ces travailleurs précaires, vétérans des guerres américaines, immigrés sans papiers, qui vendent chaque soir les champignons ramassés le jour et qui termineront comme des produits de luxe sur les étals des épiceries fines japonaises. Chemin faisant, on comprend pourquoi la " précarité " n'est pas seulement un terme décrivant la condition des cueilleurs sans emploi stable mais un concept pour penser le monde qui nous est imposé.
    Suivre les matsutakes, c'est apporter un éclairage nouveau sur la manière dont le capitalisme s'est inventé comme mode d'exploitation et dont il ravage aujourd'hui la planète.
    Suivre les matsutakes, c'est aussi une nouvelle manière de faire de la biologie : les champignons sont une espèce très particulière qui bouscule les fondements des sciences du vivant.
    Les matsutakes ne sont donc pas un prétexte ou une métaphore, ils sont le support surprenant d'une leçon d'optimisme dans un monde désespérant.

  • Qui nourrit l'humanité ? 70 % des aliments que nous consommons proviennent des petits exploitants, qui travaillent sur des parcelles de taille modeste, soucieux d'assurer la continuité avec des traditions anciennes, en harmonie avec la nature. Vandana Shiva nous démontre comment cette agriculture, le plus souvent portée par des femmes, respectueuse de l'économie de la nature, produit de la nourriture de meilleure qualité en abondance et préserve la santé et le bien-être des communautés. 

  • Depuis le début de la crise mondiale de la covid-19, les questionnements sur l'avenir des capitalismes se sont multipliés. Et nombre de voix se sont élevées pour que les " jours d'après " ne soient plus jamais comme " ceux d'avant ". Dans le court terme, les pronostics étaient confrontés à une incertitude radicale, invitant à la prudence : il faudra du temps pour démêler l'écheveau des responsabilités et construire d'éventuelles alternatives.
    D'où l'importance de comprendre les ressorts de la crise. Comme l'a montré le célèbre
    18 Brumaire de Louis Bonaparte de Marx (1852), les meilleures analyses " à chaud " sont le fait d'auteurs ayant une vision de la dynamique du système sur un horizon long. C'est pourquoi Robert Boyer, contributeur majeur de l'École de la régulation - qui étudie l'économie comme partie intégrante de sociétés traversées par l'histoire -, est bien placé pour relever ce défi. Lors de crises précédentes, il a démontré la valeur explicative de cette approche, qui prend en compte à la fois les inerties tendant à la reproduction du système et les forces impulsant sa transformation : l'issue n'est pas écrite à l'avance et plus longtemps durent les crises, plus le retour à la situation antérieure devient improbable.
    Dans cet essai, l'auteur donne à comprendre les processus déclenchés en 2020 et éclaire sur le champ des possibles. La dislocation des relations internationales, l'éclatement de la zone euro, la déstabilisation de l'État social, la montée des populismes ne sont pas improbables. Mais n'est pas non plus exclue une grande bifurcation vers un nouveau modèle construit sur la complémentarité entre éducation, formation, santé et culture, qui répondrait à la demande de solidarité des citoyens et aux exigences de la transition écologique.

  • À partir d'une cartographie rigoureuse de la situation présente de l'Afrique, Carlos Lopes trace les voies d'un avenir qui ne se laisse réduire ni à sa dissolution dans la globalisation néolibérale, ni à l'essentialisation d'une culture et d'une identité marquées au coin de la diversité. Pour les solides raisons qu'il expose - économiques, mais aussi démographiques et écologiques -, c'est l'avenir du monde qui se joue en Afrique, et pas seulement celui des Africains. Son livre prend ainsi à rebours la philosophie de l'histoire proprement occidentale, selon laquelle l'histoire aurait un sens déjà écrit, celui d'un « développement de l'humanité » qui obligerait les pays les « moins avancés » (ou « en voie de développement ») à suivre la voie déjà tracée par les pays « avancés » ou « développés ».
    Aujourd'hui, il est clair que le modèle de développement incarné par l'Occident depuis la Première Révolution industrielle a entraîné le monde dans une impasse. Étant le moins engagé dans ce modèle, l'Afrique est le continent le mieux placé pour en inventer un autre, qui tire les leçons de cette impasse. Telle est la perspective tracée par Carlos Lopes, perspective tonique pour une jeunesse africaine nombreuse, invitée à s'affirmer dans l'action plutôt que dans la réaction postcoloniale ou les identifications chromatiques.

  • La finance verte connaît un essor considérable depuis la COP21 et l'Accord de Paris. Le foisonnement de projets et d'initiatives justifie cette synthèse sur les principaux instruments de cette nouvelle finance, confrontée au risque climatique. Elle en présente les développements les plus récents, tels que les
    green bonds, les marchés de permis d'émission, le rôle des banques centrales, le reporting et les
    stress tests.
    L'ambition est que ce livre devienne un ouvrage de référence pour les étudiants en économie, finance et gestion qui doivent dorénavant intégrer les enjeux du développement durable.
    Clair et accessible, il répondra également aux questions de professionnels du secteur et des décideurs publics, voire du grand public qui s'interroge sur le rôle du secteur financier en faveur d'un développement économique plus respectueux de l'environnement.

  • Après avoir expliqué la fameuse courbe de l'éléphant dans Inégalités mondiales, Branko Milanovic s'intéresse ici aux grandes tendances qui orientent le destin du monde. Il analyse la dynamique du capitalisme, système qui domine désormais sans partage. Confrontant deux modèles, le capitalisme libéral (américain) et le capitalisme politique (chinois), il en montre les dérives, l'un vers la ploutocratie, l'autre vers une corruption accrue.
    L'argumentation repose sur la mise en perspective de nombreuses données statistiques et sur une très bonne connaissance de l'histoire. Contrairement aux prédictions d'une ancienne vulgate marxiste, les régimes dits " communistes ", d'autant plus efficaces que les pays étaient à l'origine moins développés et dominés, ont rendu possible la transition entre féodalisme et capitalisme. L'une des contributions majeures de ce livre est la caractérisation du capitalisme politique, ou autoritaire (un secteur privé prédominant mais sous contrôle politique, une bureaucratie efficace au service de la croissance, l'absence d'État de droit), et de ses contradictions (une élite technocratique vs un pouvoir discrétionnaire ; une corruption endémique
    vs la légitimation du pouvoir).
    L'avenir s'annonce sombre si les tendances actuelles se prolongent (ploutocratie, marchandisation de tous les domaines de l'existence et corruption, démultipliée par la globalisation). La bifurcation vers un horizon plus radieux exigerait une politique radicale de réduction des inégalités...

  • Selon l'Observatoire des inégalités, on comptait en France, en 2020,8 millions de chômeurs, salariés précaires ou inactifs souhaitanttravailler, et l'Insee évaluait à plus de 9 millions le nombre depersonnes vivant sous le seuil de pauvreté.Sur la même période, un tiers des Français déclarent « ne pas êtreheureux au travail » et les conséquences tragiques de ce malaise(dépressions, suicides, addictions, etc...) se multiplient, dans tous lessecteurs de l'économie.La France connaît donc depuis cinquante ans non seulement unchômage de masse qu'aucun gouvernement n'est parvenu à résorber,mais aussi une forte hausse de la souffrance au travail, alors mêmeque les conditions matérielles du travail se sont nettement amélioréesdepuis un siècle.En s'appuyant sur les études et les statistiques les plus récentes, laurentIzard montre à quel point, depuis les années 1980 et la libéralisationdes échanges, l'économie française est soumise à une pressiontoujours plus intense. Au moment où la détention des entreprises s'estfinanciarisée, appelant de fortes rentabilités, les dirigeants sont àla recherche permanente de gains de productivité pour faire face àdes concurrents étrangers aux coûts de main d'oeuvre beaucoup plusfaibles et qui ne sont pas soumis aux mêmes règlementations.L'auteur démontre ici que c'est bien cette tension imputable à lamondialisation qui entraîne la mise en place de méthodes demanagement plus dures pour les salariés et provoque délocalisationset autres fermetures d'usines qui n'ont pas fini de rythmer l'actualité.Cette dévastation s'arrêtera-t-elle ? Laurent Izard tente d'y répondre etpropose une réflexion salutaire.

  • Cet ouvrage vient couronner une oeuvre majeure mais principalement constituée d'articles fondamentaux (parmi les plus cités dans la littérature académique). C'est le premier et le seul livre de l'auteur qui s'attache à formuler les principes et le cadre analytique d'une sociologie économique. Mais c'est plus que cela en réalité, car la façon dont procède Granovetter ne consiste pas à installer une discipline nouvelle concurrente des autres et notamment de la science économique. Il s'agit de montrer qu'aucune activité économique ne peut être comprise sans tenir compte des normes, des conventions, de la confiance, du pouvoir et des institutions sociales, et donc que l'on comprend mieux l'économie et la société en dépassant les frontières entre les disciplines. En combinant méthodes et résultats de la sociologie, l'économie, la psychologie et l'histoire, l'auteur propose un modèle interactionniste qui dépasse les clivages élémentaires (agent/système, individualisme/holisme) et il décrit les dynamiques complexes qui articulent constructions mentales et sociales, stratégies individuelles et évolution institutionnelle. En plus d'un livre de référence attendu, voilà une invitation stimulante et bienvenue à ouvrir les portes et les cerveaux dans toutes les disciplines qui traitent de questions économiques.

    Mark Granovetter (né en 1943) est professeur de sociologie à l'université de Stanford. Il est considéré comme l'un des principaux fondateurs de la nouvelle sociologie économique qui, depuis les années 1980, renouvelle la critique sociologique de la science économique et tend à réintégrer les comportements économiques dans leur cadre social historique, symbolique et institutionnel.

    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Christian Clerc.

  • L'économie post-keynésienne fournit une grille d'analyse économique alternative. Plus qu'un simple prolongement des travaux de John Maynard Keynes, elle contribue au renouvellement actuel de la pensée et des politiques économiques.
    Cet ouvrage vise à présenter de manière claire et synthétique les fondements, développements et résultats post-keynésiens. Après la présentation de l'hétérodoxie post-keynésienne, il souligne l'importance des mécanismes monétaires, leurs liens avec la dynamique macroéconomique, puis traite de l'analyse de court terme (microéconomie, demande effective et marché du travail) et de celle de long terme (croissance). Il s'adresse aux étudiants désireux de découvrir l'économie post-keynésienne et ses modèles récents, comme la théorie monétaire moderne. Au-delà, il intéressera toute personne à la recherche d'éléments d'analyse permettant de mieux comprendre les défis majeurs de notre époque.

  • L'OFCE propose un bilan annuel de l'économie européenne. L'édition 2021 se concentre sur les conséquences de la crise de la Covid-19 et de ses mesures prophylactiques. Elle présente
    un état des lieux conjoncturel d'une zone euro soumise à une grande incertitude quant à la persistance de l'épidémie et aux politiques budgétaires et monétaires mises en oeuvre pour y faire face. Elle dresse ainsi un premier bilan des conséquences de l'épidémie sur les marchés du travail européens, sur les politiques publiques et budgétaires et sur les liens de ces dernières avec l'action de la Banque centrale européenne. Elle expose également les avancées de la gouvernance budgétaire européenne avec l'adoption du nouvel outil de gestion Next Generation EU et s'interroge sur le futur cadre budgétaire commun. L'adaptation du
    Green Deal aux nouveaux enjeux sanitaires, les avancées timides en faveur d'une politique européenne de santé publique et la question non encore résolue des ressources propres pour financer le budget européen sont tour à tour discutées en lien avec ce nouvel instrument.
    L'ouvrage inclut des références bibliographiques ainsi que de nombreux tableaux et graphiques.

  • Une multitude d'organisations de paysans et de petits producteurs ont mis sur pied un marché parallèle aux règles de fonctionnement plus éthiques : le commerce équitable. Elles ont choisi de construire ce mouvement en dehors des logiques scientifiques de l'agriculture moderne, en se basant sur la sagesse indigène qui a toujours su faire vivre les hommes et protéger la terre. Il est urgent de reconstruire les liens entre les hommes, de redonner au marché un visage humain, se préoccupant des dimensions aussi bien écologiques que sociales. Francisco VanderHoff Boersma nous amène à comprendre les problématiques qui traversent la vie des petits paysans et comment ils ont mis en place un mouvement garantissant un marché plus juste et solidaire.
    Frans van der Hoff Boersma est cofondateur du label Commerce équitable Max Havelaar.

  • L'essor de la Chine ne date pas d'hier. Les inquiétudes qu'il soulève non plus, surtout dans le camp occidental. Mais l'histoire s'accélère depuis une dizaine d'années.
    Aujourd'hui, les États-Unis n'hésitent plus à faire de la Chine leur principal adversaire stratégique.
    Ailleurs, et en particulier dans les pays du Sud, les réactions sont plus contrastées. En effet, la Chine a beau être devenue une puissance capitaliste de premier plan, elle joue selon des règles qui diffèrent de celles que suivent les Occidentaux. Pour le meilleur... comme pour le pire.
    Analyser l'essor international de la Chine sous le seul angle de la «menace» se révèle donc doublement trompeur.
    D'abord, parce que celle-ci porte sur un ordre mondial dont les bénéfices historiques sont loin d'avoir été équitablement répartis.
    Ensuite parce que ce faisant, on sous-estime la pluralité des intérêts et des contradictions qui existe entre la Chine et les autres régions du monde, mais aussi au sein même de la société chinoise.

  • Le néolibéralisme entend triompher partout dans le monde comme la norme unique d'existence des êtres et des biens.
    Il n'est pourtant que la pointe émergée d'une conception anthropologique globale qu'au fil des siècles l'Occident a élaborée. Celle-ci pose que l'univers social est régi par la préférence que chacun s'accorde à lui-même, par l'intérêt qui l'anime à entretenir les relations avec autrui, voire l'utilité qu'il représente pour tous. La définition de l'homme comme "machine à calculer" s'étend bien au-delà de la sphère étroite de l'économie, elle fonde une conception complète, cohérente, de l'homme intéressé, ambitionnant même un temps de régir jusqu'aux formes correctes de la pensée, à l'expression juste du langage, à l'épanouissement droit des corps.
    Cette anthropologie utilitariste, fondement spécifique de la morale et de la politique en Occident, fait retour avec le néolibéralisme contemporain sous des formes nouvelles.
    En retraçant, dans un vaste tableau d'histoire et de philosophie, les racines du néolibéralisme, Christian Laval donne à voir la forme, le contenu, la nature de la normativité occidentale moderne telle qu'elle s'affirme aujourd'hui dans sa prétention à être la seule vérité sociale, à se poser en seule réalité possible.

  • Constitué d'un essai et d'un portfolio, ce livre propose une initiation à l'écologie urbaine, à travers une découverte du territoire de Marseille comme le laboratoire d'une mutation culturelle en cours : la découverte que l'espace urbain - tout comme nous - fait pleinement partie de la nature. En écho à cet "essai narratif" de Baptiste Lanaspeze, le portfolio de photographies de paysages urbains de Geoffroy Mathieu propose, entre documentaire et rêverie, un état des lieux poétique du territoire de Marseille et des environs.

  • Comment expliquer qu'aujourd'hui encore la majorité de la population du globe
    vive dans la pauvreté et la précarité, alors que les progrès techniques et organisationnels semblent rendre la solution à portée de main ? Pour quelles raisons certaines parties du monde s'enrichissent-elles à des taux parfois sans précédent dans l'histoire de l'humanité, pendant que d'autres stagnent ou même régressent ? Pour tenter de répondre à ces questions, l'économie du développement étudie les déterminants économiques et sociaux du développement.
    Clair et accessible, la nouvelle édition de ce manuel, véritable introduction à ce champ de la discipline, permet d'en acquérir les connaissances fondamentales (le développement et sa mesure ; l'analyse des comportements individuels ; le développement, la gouvernance et le changement institutionnel ; la transition démographique ; l'insertion des PED dans la globalisation ; les politiques de développement et la croissance inclusive).
    Chaque chapitre de cours est illustré par de nombreux exemples récents et d'études de cas concrets, et propose un  QCM pour tester ses connaissances.
     

  • Que vais-je porter ? C'est l'une des questions fondamentales que nous nous posons chaque jour. Aujourd'hui, l'industrie textile produit 80 milliards de vêtements par an et emploie une personne sur six sur terre. Historiquement, le commerce du vêtement a accumulé les profits en bafouant les droits du travail, de l'environnement et de la propriété intellectuelle. Au cours des trois dernières décennies, avec le déploiement simultané de la fast fashion, de la mondialisation et de la révolution technologique, ces abus se sont multipliés de façon exponentielle.

    Nous avons grand besoin d'un tout nouveau modèle, plus humain. Dana Thomas a parcouru le monde pour rencontrer des créateurs visionnaires et des entreprises qui sont en train de propulser l'industrie vers un avenir plus positif en revenant vers l'artisanat traditionnel ou en développant des technologies durables de pointe afin de rendre la mode plus vertueuse.

    Dans « Fashionopolis », elle met en lumière le renouveau du secteur à travers un ensemble de développements technologiques, comme l'impression de vêtements en 3-D, le traitement du denim plus respectueux de l`environnement, la fabrication intelligente, l'hyperlocalisme, le recyclage des tissus et même la fabrication de matériaux en laboratoire.

  • " C'est paradoxal ! " : l'expression semble s'être banalisée. Elle exprime la surprise, l'étonnement, la colère parfois, devant des situations jugées incohérentes, contradictoires, incompréhensibles. Quelques formules glanées ici et là illustrent cette inflation du paradoxal : " Je suis libre de travailler 24 heures sur 24 ", " Il faut faire plus avec moins ", " Ici, il n'y a pas de problèmes, il n'y a que des solutions ", " Je traite de plus en plus de travail en dehors de mon travail et inversement ", " Plus on gagne du temps, moins on en a " ...
    L'ouvrage analyse la genèse et la construction de cet " ordre paradoxal ". Il explore les liens entre la financiarisation de l'économie, l'essor des nouvelles technologies et la domination d'une pensée positiviste et utilitariste. Il montre pourquoi les méthodes de management contemporain et les outils de gestion associés confrontent les travailleurs à des injonctions paradoxales permanentes, jusqu'à perdre le sens de ce qu'ils font.
    Enfin, cet ouvrage met au jour les diverses formes de résistance, mécanismes de dégagement ou réactions défensives mises en œuvre par les individus. Pour certains, le paradoxe rend fou. Pour d'autres, il est un aiguillon, une invitation au dépassement, à l'invention de réponses nouvelles, individuelles et collectives.
    Vincent de Gaulejac, professeur émérite à l'université Paris 7-Denis Diderot, président du Réseau international de sociologie clinique (RISC), auteur d'une quinzaine d'ouvrages dont La Névrose de classe, La Société malade de la gestion et Travail, les raisons de la colère.
    Fabienne Hanique, sociologue, professeur à l'université Paris 7-Denis Diderot, chercheur au LCSP, vice-présidente du RISC, auteur de Le Sens du travail, et (en coll.) La Sociologie clinique. Enjeux théoriques et méthodologiques.

  • TRANSPORTER À L'INTERNATIONAL présente un panorama complet du transport, illustré d'exemples, de conseils, de dessins et de documents, décrivant de façon concrète :
    o les implications commerciales, logistiques et administratives du transport pour une entreprise,
    o les moyens d'optimisation des opérations de transport,
    o les spécificités propres à chaque mode de transport.
     
    Au sommaire  :
    1. Le transport et la stratégie commerciale
    2. Le choix d'une solution-transport
    3. Les Incoterms® 2020
    4. La protection physique des marchandises
    5. Les assurances transport
    6. Les auxiliaires de transport
    7. La sécurisation du fret et la certification des opérateurs
    8. Le transport maritime
    9. Le transport aérien
    10. Les transports terrestres
    11. Le développement durable
    12. La douane
    13. Transport et digital
    14. Les systèmes d'information
    15. Transport et E-commerce
    16. Transport et géopolitique
    En fin d'ouvrage, un cas pratique, illustrant la dimension opérationnelle des techniques développées et des QCM permettront au lecteur, étudiant ou professionnel, d'évaluer ses connaissances dans les différents domaines exposés.
     

  • Le commerce international : analyses, institutions et politiques des états Nouv.

    Faut-il ouvrir ou fermer nos économies ? Si cette question est l'une des plus anciennes de l'analyse économique, elle est aussi l'une de celles qui alimentent le plus de polémiques aujourd'hui. En ce début du XXIe siècle, elle se pose en des termes que la globalisation a profondément renouvelés.
    Le pari de ce livre est de rendre intelligibles ces changements et de mettre en évidence leurs véritables enjeux en mobilisant les apports des théories du commerce international (anciennes ou récentes), appliquées à une évaluation rigoureuse des politiques des États, en particulier celles des États-Unis, de l'Union européenne et de la Chine.
    L'ouvrage met également en perspective les évolutions les plus récentes drainées par les accords commerciaux de dernière génération (CETA, TTIP, UE-Mercosur, etc.) ainsi que les répercussions attendues du Brexit... sans oublier les conséquences des conflits commerciaux initiés par Donald Trump ou les effets escomptés de la nouvelle politique commerciale américaine suite à l'élection de Joe Biden. Enfin, une attention particulière est accordée aux questions porteuses d'avenir, notamment à la relation entre le commerce et l'environnement et le rôle que l'OMC pourrait être amenée à jouer à ce niveau.
    Destiné aux étudiants de Licence (L3) et Master (M1 et M2) en économie, en sciences politiques et écoles de commerce,ce livre s'adresse également à celles et ceux qui s'interrogent sur les bouleversements en cours de l'économie mondiale.
    300 QCM interactifs avec corrigés et 11 textes complémentaires pour approfondir ses connaissances sont accessibles via des QR Codes dans l'ouvrage.Des PPT réservés aux enseignants sont également disponibles.

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