• Les productions graphiques, à la main, ont pris une importance croissante dans les épreuves de géographie des principaux concours (enseignement, grandes écoles, IEP), mais leurs réalisations sont souvent redoutées ou peu maîtrisées par les étudiants. Cet ouvrage propose une méthodologie pas à pas, par l'exemple, pour réaliser et réussir tout type de productions graphiques (croquis, schémas, graphiques et tableaux) : rappel des règles graphiques et sémiologiques, problématisation et organisation d'une légende, principes de réalisation par type de production, intégration au développement et à l'argumentation... Un ouvrage tout en couleurs, illustrés de très nombreux exemples et assortis de conseils pratiques et encadrés de synthèse.

  • En 1976, la première édition de ce livre dans la " Petite collection Maspero " fit grand bruit dans les cénacles universitaires, mais aussi bien au-delà. Il faut dire que le géographe Yves Lacoste y proposait une analyse iconoclaste : il y fustigeait la " géographie des professeurs ", apparue au XIXe siècle en Allemagne et en France et progressivement devenue un discours idéologique masquant l'importance politique de toute réflexion sur l'espace - tandis que sa variante scolaire a longtemps été vue comme l'un des enseignements les plus rébarbatifs et " inutiles ". Mais surtout, Yves Lacoste montrait qu'existait aussi une autre géographie, plus ancienne et toujours actuelle, la " géographie des états-majors ", ensemble de représentations et de connaissances rapportées à l'espace constituant un savoir stratégique utilisé par les minorités dirigeantes.
    À rebours de ces deux conceptions, Lacoste affirmait que les questions soulevées par la géographie concernent en réalité tous les citoyens, car il est impossible d'en exclure les phénomènes militaires, politiques et sociaux : des questions passionnantes, multiformes, à la croisée de nombreuses disciplines. Tel était le programme de la revue Hérodote, lancée également en 1976 par Yves Lacoste chez le même éditeur et devenue depuis le fer de lance d'une nouvelle géographie " géopolitique ". Trente-six ans après la parution de ce livre devenu culte, la présente édition reprend le texte original de 1976, complété par une longue préface inédite et des commentaires contemporains de l'auteur. Sa pertinence reste entière, à une époque où la géopolitique défendue par Yves Lacoste est entrée dans les moeurs et où l'analyse des conflits régionaux et internationaux, toujours complexe, s'est imposée dans le débat public.

  • Ce livre est la référence des études d´histoire et de géographie. Cette nouvelle édition reprend et complète la réflexion de l´auteur sur l´« objet » géographie.
    Il explique non seulement l´histoire de la discipline mais aussi l´histoire de ses sujets et par là même le parcours de la géographie française (mais pas uniquement) depuis le début du XXe siècle.
    Dans une langue claire et accessible, cet ouvrage permet aux étudiants d´appréhender la matière de façon à la fois simple et complète.La géographie est devenue une matière incontournable aux coucours de CAPES-AGREG et cet ouvrage en pose les bases.Ce titre a obtenu le prix Ptolémée au Festival international de géographie de Saint-Dié lors de sa 1ère édition en 1994.Sommaire :
    PARTIE 1 - Le triomphe de la géographie vidalienne PARTIE 2  - Structuralisme et « nouvelle géographie » PARTIE 3  - La spécialisation à l´oeuvre : « une géographie en miettes » ? Points forts :
    -  La référence des études d'histoire et de géographie.
    -  À jour des derniers débats scientifique.
    - Un texte abordable mais complet sur l´histoire et la pratique de la discipline.Public :
    - Candidats au CAPES d'histoire-géographie - Étudiants en licence et master 1 d'histoire et de géographie - Classes préparatoires littéraires - Étudiants en IEP - Enseignants des collèges et lycéesL'auteur : Jacques Scheibling est professeur honoraire de Khâgne, il est également l´auteur dans la même collection de La France, permanences et mutations. 

  • La nouvelle édition de cet ouvrage didactique, largement revue et augmentée, présente les thèmes fondamentaux de la géographie d'aujourd'hui. Chaque chapitre est organisé de manière claire et pédagogique : objectifs de connaissance, cours structuré assorti de nombreux encadrés et définitions, éléments essentiels à retenir, notions clés à maîtriser, étude de cas mobilisant des documents variés.
    L'ensemble est complété par la méthodologie des grands outils (carte, SIG, Internet) nécessaires à tout apprenti géographe.
    Un manuel indispensable pour acquérir les bases théoriques et méthodologiques de la discipline ou actualiser ses connaissances.

  • Le génie du lieu

    Michel Butor

    • Grasset
    • 21 Janvier 2015

    Le Génie du lieu, paru en 1958, premier essai de Michel Butor, se compose de deux parties. La première est une série de portraits de sept villes de la Méditerranée, Cordoue, Istanbul, Salonique, Delphes, Mallia, Mantoue et Ferrare, suivi d´une réflexion toute butorienne, mélange de rêverie, de poésie et d´anecdotes personnelles, sur l´Egypte, où il a vécu et qu´il a toujours aimée.
    Loin des fades commentaires sur les paysages c´est en promeneur enchanté, inspiré par ses souvenirs, que Butor digresse sur l´histoire et la littérature des lieux qu´il visite. Il hisse ce qu´il appelle la « critique géographique » au rang d´oeuvre d´art, n´oubliant jamais que les villes ne sont pas des miracles de la nature, mais les chefs-d´oeuvre des hommes. Des empereurs y ont construit des palais avant que des conquérants ne les détruisent.  Des sculpteurs y ont élevé des statues. Des écrivains y ont écrit des livres. Au tour de Michel Butor de s´inscrire dans la mémoire des lieux.  Voilà pourquoi on croisera Borges au détour d´une ruelle de Salonique, Averroès à un carrefour de Cordoue et Philippe de Macédoine assis sur une ruine de Delphes.
    Le Génie du lieu est-il le lieu du génie de Michel Butor ? Ses admirateurs continuent de se disputer : de La Modification ou du Génie du lieu, lequel est son plus grand livre ?

  • La mondialisation est l'objet d'une véritable mythification, suscitant les plus grands espoirs ou les pires craintes. Omniprésente dans l'actualité, jamais une notion n'a été autant utilisée dans les discours et les débats. Et pourtant, sa définition reste méconnue.
    Cet ouvrage a pour objectif de présenter la nature, les structures, les acteurs, les processus et les grandes dynamiques de la mondialisation.
    Si l'on a souvent tendance à la réduire à sa seule dimension économique, la mondialisation désigne avant tout un système de mise en relation des différents territoires, sociétés et ensembles géographiques pavant l'espace planétaire. Elle constitue ainsi une clé d'analyse géopolitique, géostratégique et géoéconomique indispensable pour rendre intelligible le monde contemporain  : nouvelle architecture mondiale, grands défis d'avenir (démographiques, sociaux, environnementaux et de développement), nouvelles rivalités de puissance exacerbées, rôle des firmes transnationales, emballement des marchés et des échanges.
    Car loin d'homogénéiser l'espace mondial, la mondialisation se caractérise au contraire par des dynamiques hypersélectives, faisant exploser les inégalités, et dans lesquelles les États et les citoyens ont un rôle essentiel à jouer pour construire un nouvel ordre mondial plus juste et solidaire.

  • Extrait
    Introduction
    Il était une fois un couple de dieux. On les appelle kami* au Japon. Elle avait pour nom Izanami et lui, Izanagi. En ce temps là, raconte le Kojiki, la Chronique des choses anciennes, la terre était aussi vide et informe qu’une méduse au fond de l’océan.
    Le couple de kami* décide de descendre du royaume céleste pour la peupler. Encore faut-il un coin de terre ferme. Ils plantent dans l’océan une lance qu’ils agitent en tous sens jusqu’à ce que les gouttes qui en retombent forment un chapelet d’îles. C’est ainsi, raconte la légende, que le Japon est né.
    Tournant autour du pilier, Izanami et Izanagi tombent face à face. « Quel bel homme ! », s’exclame la déesse. Et les voilà unis. Hélas, comme elle a parlé la première, leur enfant, informe et gélatineux (il s’appelle Hiruko, « sangsue »), ne peut vivre et est abandonné aux flots.
    Le couple reprend sa marche autour du pilier. Cette fois – un dieu averti en vaut deux ! – c’est Izanagi qui prend la parole : « Quelle belle femme ! ». Et leur premier enfant naît : c’est l’île d’Awaji.
    Les deux kamis engendrent ainsi des centaines d’autres dieux qui peuplent petit à petit tout ce qui constitue la nature : les montagnes, les fleuves, les arbres, les pierres, etc.
    Mais voilà qu’au moment d’accoucher du feu, la déesse, brûlée par ce rejeton dévastateur, perd la vie et se retire au royaume des morts.
    Inconsolable, Izanagi part la chercher. Comme dans la légende d’Eurydice, le dieu nippon n’a pas le droit de se retourner sur sa belle avant de l’extraire du monde d’en-bas. Trop impatient, il n’y résiste pas et voyant sa chère épouse à demi décomposée et répandant une odeur putride, il prend aussitôt ses jambes à son cou.
    Humiliée et furieuse, Izanami le poursuit et lui promet de se venger en tuant chaque jour au moins mille créations de son époux. Izanagi parvient à lui échapper en scellant d’une lourde pierre le royaume des morts et en lui lançant, juste avant la séparation définitive, qu’il créera tous les jours mille cinq cents nouvelles créatures, de manière à contrer sa malédiction. Le cycle de la vie et de la mort est né au royaume du Soleil-Levant.
    Pour se purifier du contact avec la mort – chose encore indispensable au Japon d’aujourd’hui, comme on le note au moment des funérailles* –, Izanagi prend un bain primordial, ancêtre de tous les rites de purification.
    De sa bouche, de ses yeux, de ses oreilles et de ses plaies naissent des myriades de dieux dont le kami du soleil, la déesse mère du Japon, Amatérasu Ômikami, née de l’œil gauche d’Izanagi, ancêtre de la maison impériale.
    Pour cette déesse au caractère bien trempé, il fallut rien moins qu’un strip-tease légendaire* pour la faire sortir de la grotte où elle s’était réfugiée après l’offense de son benêt de frère, le dieu du vent…

  • « France périphérique », « centres-villes en déshérence », « déserts médicaux »... Ces expressions font florès, témoignant d'un fait nouveau : la géographie s'est invitée dans le débat public et renouvelle le questionnement, central en démocratie, sur la justice. À partir d'enquêtes faites auprès de citoyens européens, ce livre explore les enjeux de justice tels qu'ils se posent spatialement : doit-on répartir les services publics (éducation, santé...) en fonction du nombre d'individus ou de kilomètres carrés ? Que signifie concrètement l'égalité des territoires ? Comment découper les villes et les régions pour qu'elles apportent davantage de justice ? Ce livre ambitieux démonte bien des idées reçues sur le prétendu abandon des territoires périurbains et la redistribution de l'argent public ou sur le rôle des « bobos » dans la mixité sociale. Il ouvre aussi un nouveau champ, celui de la géographie de la justice. En répondant à la question « Qu'est-ce qu'un espace juste ? », il revisite les conceptions de la justice en débat dans le monde, d'Aristote à John Rawls et Amartya Sen. Enfin, il pose un principe fondamental : la définition du juste ne se décrète pas, c'est aux citoyens d'en délibérer. Jacques Lévy est géographe, professeur à l'École polytechnique fédérale de Lausanne et à l'université de Reims. Il a reçu le prix international Vautrin-Lud 2018, qui est la plus haute distinction en géographie. Jean-Nicolas Fauchille, docteur de l'École polytechnique fédérale de Lausanne, est urbaniste et chercheur en sciences sociales de l'espace. Ana Póvoas, docteur de l'École polytechnique fédérale de Lausanne, est chercheuse en sciences sociales et architecte-urbaniste. Tous trois sont membres du rhizome de recherche Chôros. 

  • Des noms d'hommes sur les plaques à tous les coins de rues. Des loisirs qui profitent en priorité aux garçons. Des offres de transport insensibles aux spécificités de genre. Sans oublier la culture du harcèlement.La ville se décline surtout au masculin. Plusieurs études récentes le confirment. L'auteur décrit comment la cité renforce les inégalités entre les femmes et les hommes et en crée de nouvelles, et montre qu'il est possible de la rendre plus égalitaire.L'usage de la ville est mixte, et travailler sur le mieux vivre des femmes, n'est-ce pas travailler pour tous ?

  • Ce manuel propose une méthodologie complète, étape par étape, pour réussir l'épreuve du commentaire de carte topographique au 1/25000e : savoir construire rapidement un plan de commentaire ; maîtriser l'ensemble des termes techniques des différents domaines géographiques ; se familiariser avec les documents qui peuvent venir compléter l'extrait de carte. Il suit une logique thématique : 6 chapitres abordent les différents domaines de la géographie mobilisés pour le commentaire de carte (topographie, hydrographie, paysages et végétation, géographie rurale, géographie urbaine, géographie industrielle, aménagement...), 2 chapitres proposent des conseils méthodologiques spécifiques pour l'organisation du plan et pour la réalisation d'un croquis de synthèse. Pour chaque phénomène, l'ouvrage expliquera : comment il est visible sur la carte, comment il doit être commenté, comment il peut être représenté par un schéma. Un ouvrage assorti de cartes de localisation, et de 6 commentaires de cartes IGN entièrement rédigés.

  • Un milliard de touristes internationaux chaque année, 250 millions d'employés, 10% du  PIB de la planète : le tourisme est devenu en une vingtaine d'années un phénomène à la fois économique, social et politique incontournable et d'une ampleur considérable. En ce qu'il touche aux espaces, aux mobilités, à la mondialisation, il est aussi un objet éminemment géographique et dont l'étude est en plein renouveau. Cet ouvrage dresse une géographie complète du fait touristique à l'échelle mondiale. Il propose une analyse du tourisme comme un système d'acteurs, de pratiques et de lieux ; observe sur le temps long la mise en tourisme du Monde et pose la question de la "mondialisation touristique" ; interroge les  lieux du tourisme (site, comptoir, station et ville) pour comprendre leur dynamique ; identifie la circulation des modèles, tant sur les pratiques que les aménagements  (duplications, proximités et innovations).

  • Cet ouvrage apporte aux étudiants les notions clés et méthodes indispensables à la maîtrise des systèmes d'information géographique (SIG). Il présente les fondamentaux de l'information géographique, les traitements et les analyses qui sont au coeur des projets SIG. Il montre comment les SIG peuvent répondre à des problématiques spatiales portant aussi bien sur des phénomènes géographiques discrets ou continus que sociaux ou environnementaux.
    Un véritable outil pédagogique, illustré par de multiples exemples, une centaine de figures, des focus thématiques, des conseils, des définitions et des questions de révision.

  • La géographie n'est pas une et ne l'a jamais été. Ses origines et son étymologie l'orientaient surtout vers les sciences de la nature et la description. Aujourd'hui, elle est largement tournée vers les sciences sociales, l'environnement et l'aménagement, et traite de nouvelles thématiques et de nouveaux concepts.
    À travers 48 courts chapitres, cet ouvrage propose de découvrir l'ensemble de ces évolutions. Après la présentation de quelques moments essentiels et débats majeurs de la discipline, sont étudiés les « Concepts et outils » des géographes et de ceux qui mobilisent des savoirs géographiques. La question des relations
    de la géographie avec d'autres disciplines ou pratiques intellectuelles est ensuite abordée. La dernière partie présente enfin quelques « Objets » géographiques et permet de mettre en perspective des savoirs exposés auparavant.
    Un ouvrage à l'attention des étudiants, des candidats aux concours de l'enseignement et des enseignants du secondaire.

  • Les géographes se sont longtemps considérés comme des artisans : ils apprenaient un métier à base de cartes, de terrain et d'enquêtes et s'interrogeaient peu sur les fondements de leur discipline. La situation a profondément changé, et de nombreux travaux sur l'histoire de la discipline et sur ses bases épistémologiques se sont multipliés, motivés notamment par l'impact sur la recherche de nouvelles technologies (télédétection, télématique, statistique spatiale). Cet ouvrage vient faire le point sur les débats qui se sont ainsi multipliés depuis une génération, afin de faire comprendre les enjeux de la géographie qui s'écrit aujourd'hui.

  • Ce manuel clair et concis vient présenter les fondements de l'aménagement du territoire et ses enjeux : développement économique, accès aux services, rôle des infrastructures, gestion de l'environnement et des milieux.
    À travers des exemples pris dans des contextes variés (en France, mais aussi ailleurs en Europe et dans le monde), il présente et analyse les principaux débats liés à la construction des politiques publiques d'aménagement et leur mise en oeuvre. Il propose enfin une lecture critique d'expériences significatives et marquantes, afin d'interroger ce que sera l'aménagement du territoire demain.

  • Frontières, crise migratoire, tensions liées aux ressources, inégalités de développement, mondialisation et développement durable... Plus que jamais, l'appréhension de l'actualité repose sur l'analyse des phénomènes spatiaux et de la relation de l'homme à son environnement. Dans ce contexte, l'enseignement de la géographie joue un rôle essentiel pour comprendre une « globalisation » toujours plus prégnante. Ce manuel repose donc sur une conviction : la nécessité de construire et transmettre une « culture géographique ». Après un rappel des fondements et contours de la discipline, les thèmes essentiels pour comprendre et enseigner la géographie sont présentés (habiter, urbanisation, étude des territoires, mondialisation, etc.), ainsi que les méthodes et pratiques. En s'adressant tout particulièrement aux enseignants actuels et futurs, cette nouvelle édition propose une vue d'ensemble de la discipline. Elle tient compte des nouvelles épreuves du Capes et du renouvellement des programmes. Des compléments numériques permettant d'approfondir certaines notions sont disponibles sur la rubrique "ressources numériques". Sous la direction de Philippe SIERRE, avec les contributions de Sarah AKACHA, Fabrice BOURCELOT, Pierre DÉLIAS, Géraldine DJAMENT-TRAN, David GOEURY, Yanni GUNNELL, Anne HERTZOG, Anne-Claire KURZAC-SOUALI, Lucile MEDINA, François MIALHE, Frank PARIS, Anne PÉNÉ-ANNETTE, Olivier PERRET, Céline PIERDET, François SAUR, Alexis SIERRA, Serge WEBER.

  • La notion d'environnement est centrale en géographie. Elle ne désigne pas la seule nature, n'est pas synonyme de géographie physique ou d'écologie, mais englobe l'ensemble des relations d'interdépendances entre l'homme, les sociétés et les composantes physiques de la nature. Cet ouvrage présente la manière dont la géographie traite de l'environnement, en s'inscrivant dans les territoires et en prenant en compte les acteurs : quelles sont les relations entre le système naturel et les sociétés ? Comment évaluer l'état de l'environnement et la pression sur l'environnement ? Comment gérer l'environnement au travers de choix d'aménagement ? Un manuel assorti de nombreux exemples empruntés aux pays émergents, développés ou en développement, et d'étude de cas à la fin de chaque chapitre.

  • Depuis qu'elle existe, l'humanité s'évertue à aménager le Monde, le réaménager, le diviser, le parcourir, le mettre en production et donc en valeur. Elle modifie sans cesse son habitat, produit tous les jours de l'espace, de la différence et de l'organisation - avec art et réussite souvent, mais non sans dégâts et perturbations dus à l'ignorance, aux erreurs, aux conflits, à l'avidité.
    À partir de questions simples et fondamentales, « qu'y a-t-il là, pourquoi est-ce là comme ça, et où cela va-t-il ? », le géographe scrute et déchiffre les traces et les signes que livrent les paysages, la distribution des activités et des habitats, des cultures et des comportements, même les noms des lieux et les antimondes.
    /> Or, le nombre d'habitants vient de quadrupler en un siècle, et les capacités d'agir, de créer et de nuire ont changé d'ampleur et de nature. Ménager le Monde, mieux l'organiser et le protéger dans la perspective du long terme, et non de la spéculation et du profit immédiats, sont des devoirs civiques. Analyser, comprendre et représenter ces actions et ces différences qui changent le Monde est plus que jamais nécessaire. Ce livre, entièrement revu par rapport à l'édition originale, en donne les clés.

  • La géographie doit s'affranchir de son statut de discipline subalterne, fragmentée en expertises techniques (cartographie, aménagement du territoire, architecture...) directement au service des puissances politiques, étatiques et économiques.
    David Harvey développe ici une théorie de la production de l'espace au sein de laquelle la question spatiale est inséparable des enjeux et des luttes politiques, ainsi que de la reproduction des rapports de production capitalistes. On apprendra dans cet ouvrage comment les crises capitalistes s'incarnent physiquement dans les espaces qu'elles produisent.
    Sa pensée s'inscrit dans la continuité des problématiques inaugurées par Henri Lefebvre, dont elle constitue tout à la fois l'actualisation et la systématisation au travers de la formulation d'une théorie du développement géographique inégal à l'ère de la mondialisation néolibérale.
    /> On trouvera ici un cadre théorique à même de penser quelques-unes des questions posées par la mondialisation?: la dialectique du global et du local, l'intégration de la Chine aux mécanismes de la concurrence mondiale, l'écologie et les questions de justice environnementale, l'actualisation de l'analyse marxiste de la lutte de classe à échelle planétaire ou de l'impérialisme?
    Ce livre est aussi une histoire de la géographie comme discipline, un diagnostic historique des contradictions constitutives de celle-ci?: tout à la fois instrument du pouvoir et productrice d'une connaissance du réel, dont une géographie populaire doit se réapproprier à des fins d'émancipation sociale.

  • Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Koweït, Oman, Qatar, Yémen : la péninsule Arabique a toujours constitué un lieu de passage entre Europe, Afrique et Asie. Berceau de l'islam, dont elle abrite les villes saintes de La Mecque et Médine, son espace s'est construit au gré des intérêts géopolitiques, si bien qu'il est à présent au coeur de la mondialisation des échanges.
    Espace convoité, son attractivité économique et stratégique a fait émerger de nombreuses tensions entre les États de la zone et a exacerbé les fractures existantes aux niveaux religieux (chiites/sunnites), ethnique (Perses/Arabes) et politique (Iran/Arabie saoudite). Parallèlement la péninsule, confrontée au défi de la fin de la rente pétrolière, doit entreprendre une diversification rapide de son économie.
    Pour saisir les spécificités de cet espace-clé, cet ouvrage propose une géographie complète à la fois géohistorique, géoéconomique et géopolitique de ce qui constitue aujourd'hui le véritable coeur du Moyen-Orient.
    Avec un atlas en couleur réalisé en partenariat avec la revue Moyen-Orient.

  • La prise de contrôle de l'Amérique par une poignée d'Européens marque le début de la construction d'un Monde qui s'achève au XXe siècle. Il aurait certainement pu en être autrement. Gengis Khan ou Zheng He initièrent des mondialisations bien différentes. Ces logiques géographiques très anciennes n'ont jamais totalement disparu sous l'aventure européenne et ressurgissent aujourd'hui vigoureusement. Et si le Monde nous paraît si évolutif, c'est bien parce que le récit unique de l'Occident n'était pas sans amnésie. Alors que s'affirme la Chine, qu'un islam se rêve comme une autre mondialisation, que le rôle de l'Europe devient plus modeste, il est nécessaire de situer le Monde contemporain dans le temps long de sa genèse. L'empreinte européenne, qui durera longtemps encore, peut étonner aujourd'hui : pourquoi l'Europe fut-elle à l'origine de notre mondialisation ? De quelles dynamiques multimillénaires fut-elle le prolongement ? Pourquoi n'est-ce seulement qu'au début du XXIe siècle que la Chine, l'Inde et bientôt d'autres sociétés s'affirment à l'échelle du Monde ? La troisième édition de cet ouvrage montre, plus encore que les précédentes, que l'histoire globale est devenue incontournable et qu'elle doit tenir compte, dans la longue durée, de la diversité mondiale, de sa géographie et de l'unité de l'humanité. Les questions « Quand » et « Où », particulièrement quand l'histoire est prise à l'échelle du Monde, deviennent un couple indivisible, celui de la géohistoire.

  • L'objectif de cet ouvrage est d'appréhender les lieux du développement économique et social à différentes échelles, en partant du plus local, au national, grand régional, jusqu'à une vision d'ensemble du monde d'aujourd'hui. Il a pour but d'aborder le développement par les processus, à partir desquels une nouvelle lecture de la régionalisation du globe est possible. Inverser le regard, penser autrement la globalisation en regardant les Nords depuis les Suds, telle est l'ambition de la géographie du développement.
    Après l'analyse des héritages dans les mots, les voies, les trajectoires étatiques et les explosions démographiques du monde en développement, l'ouvrage aborde les grandes dynamiques à l'oeuvre actuellement dans le cadre de la mondialisation. Il propose enfin une lecture régionale des Suds en termes de nouveaux pôles de puissance, de lieux d'accroche et de laissés-pour-compte.
    Avec une cartographie originale et des étude de cas sous formes d'encadrés.

  • L'objectif de ce manuel est de mettre à la portée des étudiants les principaux outils et les méthodes essentielles pour traiter graphiquement l'information géographique, et acquérir une autonomie complète dans la conception de graphiques et de cartes.  Grâce à un exposé clair, abondamment illustré d'exemples et assorti de nombreuses définitions, le lecteur pourra ainsi : connaître les règles fondamentales du traitement des données et du langage graphique ; s'orienter parmi les choix possibles tout en respectant ces règles ; se construire une image claire de l'outillage statistique et cartographique. La nouvelle édition de cet ouvrage proposera de nombreux exemples nouveaux, fera le point sur les derniers logiciels disponibles et développera les méthodes statistiques.

  • Comme le voyageur, comme le photographe, le géographe Armand Frémont propose avec son portrait de la France une lecture personnelle de nos villes et de nos régions - à la fois érudite et résolument impressionniste.
    Mêlant aux données scientifiques les saveurs et les cultures de l´Hexagone, il rappelle que les régions sont avant tout la somme des hommes qui y vivent, de leurs activités, de leur passé, de leur culture et de leurs passions, de leurs contradictions et de ce qui les rassemble. À l´heure de la mondialisation, ce maillon essentiel de l´Europe reste au coeur des interrogations les plus actuelles sur l´urbanisme, l´aménagement du territoire, l´immigration, l´écologie ou le patrimoine.
    Cette nouvelle édition, qui conserve la forme d´un dictionnaire, a été entièrement revue et enrichie (nouvelle introduction, mise à jour systématique de toutes les données chiffrées, ajout de nombreux encarts...). Le tome I traite des régions « Alsace » à « Midi-Pyrénées ». Le tome II traite des régions « Nord-Pas-de-Calais » à « Rhône-Alpes » ainsi que de l´outre-mer. On y trouvera également une bibliographie et un index commun aux deux volumes.

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