Archipel

  • " Loin de la légende, écrit Jean Tulard, Alain Frerejean nous offre un tableau complet de cette confrontation entre le conquérant et la mort, des tendances suicidaires de sa jeunesse, loin de sa Corse natale, aux derniers jours d'une lente agonie. "
    Plus de trente fois, il a frôlé la mort. Toujours il lui a échappé.
    Les obus et les balles de l'ennemi, le poignard des assassins, les machines infernales des comploteurs, la noyade, la chute dans les précipices, la chasse à l'homme, le poison qu'il s'est lui-même versé, les duels de sa jeunesse... À se demander ce qui l'a sauvé. À moins que la Providence s'en soit mêlée... mais l'Empereur croyait-il en Dieu ? ou à sa bonne étoile ?
    À l'évidence, Napoléon fut un chevalier sans peur. Mais combien de millions d'hommes a-t-il envoyés au trépas, sans plus de haine que de remords ? Que ressentait-il quand il arpentait le champ de bataille, entendant le cri des mourants : " Vive l'Empereur ! " Et comment expliquer qu'après avoir vainement cherché la mort à Arcis-sur-Aube, à Montereau, à Fontainebleau, à Waterloo, il n'ait pas cherché à la devancer à Sainte-Hélène ?

  • Le récit documenté de l'incendie du Bazar de la Charité, qui coûta la vie à plus de 120 personnes issues de la haute société parisienne. Une série est en cours d'adaptation par TF1 et Netflix.
    Le fait divers le plus tragique de la Belle Époque Paris, 4 mai 1897. Ce devait être une fête dans la haute société. Mais une allumette craquée trop près d'un bidon d'éther, nécessaire aux projections du cinématographe, eut des conséquences effroyables. En vingt minutes, rue Jean-Goujon, la fine fleur de l'aristocratie française grillait dans l'embrasement d'un village de toile goudronnée : plus de cent vingt victimes, surtout des femmes. Quant aux survivants, accusés d'avoir piétine les corps et de s'être fraye un chemin a coups de canne, leur prestige en fut durablement entame , faisant écrire a Le on Bloy : " Un grand nombre de belles dames ont e te carbonisées hier soir en moins d'une demi-heure... Voilà un commencement de justice. " Fatalité ou châtiment divin ? Par l'action du feu purificateur, toutes les hypocrisies de la Belle Époque partirent ce jour-là en fumée. La France changeait d'ère, une simple vente de charité ayant tourné en révolution involontaire. Bruno Fuligni, qui a eu accès aux archives des pompiers de Paris, reconstitue le sinistre et ses prolongements : policiers, politiques et diplomatiques, mais aussi culturels, le drame ayant contraint les frères Lumière a mettre au point le projecteur électrique... Alors qu'est diffusée la série évènement de TF1 Le Bazar de la Charité , son enquête nous entraîne dans les arcanes de ce fait divers qui traumatisa la IIIe République au tournant du siècle.

  • De septembre 1870 à mai 1871, Paris a connu le plus long siège de son histoire. Alain Frerejean et Claire L'Hoër le racontent au jour le jour à l'aide des récits de témoins directs de l'événement, connus ou non, pour nous offrir un compte rendu aussi vivant qu'historique de la Commune de Paris.
    Il y a un siècle et demi, Paris a connu deux sièges, les plus longs de son histoire. D'abord par l'armée prussienne (du 19 septembre 1870 au 28 janvier 1871), puis par la République elle-même, repliée à Versailles et résolue à annihiler l'insurrection de la Commune de Paris (18 mars-31 mai 1871). Aux bombardements aura succédé la destruction par les flammes de l'Hôtel de Ville, contenant les archives de l'état civil, et des Tuileries, symbole du pouvoir impérial. Pendant des mois, les Parisiens ont souffert de la faim et du froid, ils ont mangé des chiens, des rats. Ils se sont aussi dénoncés les uns les autres: près de quatre cent mille lettres anonymes! Paris a sombré dans la guerre civile et connu les combats de rue. Du fort d'Issy au mur des Fédérés, une violence inouie a soufflé sur la capitale. Avant la terrible répression: dix-sept mille hommes, femmes et enfants fusillés pendant la "Semaine sanglante", et plus de quatre mille déportations en Nouvelle-Calédonie. De nombreux témoins ont vécu et raconté ce siège: Victor Hugo revenu d'exil, Sarah Bernhardt, ambulancière au théâtre de l'Odéon, mais aussi les frères Goncourt, Émile Zola, Alphonse Daudet... Sans oublier tous ceux officiers, médecins, prêtres, bourgeois, simples sol- dats ou diplomates qui notaient chaque soir leurs impressions pour les envoyer à leur famille par pigeon-voyageur. Ils sont les narrateurs de ce récit qui se referme en 1880 avec l'amnistie des communards.

  • L'historien Philippe Valode propose une biographie complète et nuancée du général de Gaulle, dont on célèbre en 2020 les 130 ans de sa naissance, les 50 ans de sa mort, et les 80 ans de l'Appel du 18-Juin. Chef par nature, parvenu à trois reprises au sommet du pouvoir, Charles de Gaulle, militaire par toutes ses fibres, artiste de la politique et de la mise en scène, grand patriote et grand orateur, incontestable visionnaire, a su croire en son destin : celui d'un sauveur providentiel, épopée dont il s'est lui-même fait le mémorialiste.
    Ses succès sont immenses, de l'honneur sauvé en 1940 à la guerre civile évitée en 1944, de la position mondiale acquise en 1945 à la décolonisation achevée en 1962, de l'élection au suffrage universel à la modernisation sociale du pays, de la constitution d'une force nucléaire au lancement de grands programmes industriels...
    Un demi-siècle après sa mort, cette biographie cherche à comprendre les motivations du général de Gaulle, dont la vie s'apparente à un parcours d'obstacles politiques et d'adversités personnelles, d'épreuves physiques et de coups du sort, de solitude et de découragement, conditions mêmes de son audace. PhilippeValodecomposeiciunportraitnuancédu"plusillustre des Francais ".
    Philippe Valode, né en 1946, diplômé de Sciences Po Paris, d'études supérieures en droit et licencié d'histoire, est l'auteur de plus de soixante livres, dont Les 24 Présidents de la République francaise, La Ve République, une histoire (L'Archipel, 2012 et 2015) et une Histoire des cinq grandes puissances (Archipoche, 2019). Il réside à Lyon.

  • « Un personnage historique qui incarne l'Histoire de France », disait d'elle Frédéric Mitterrand le 18 mars 2010, au lendemain de sa réception à l'Académie française, où elle est la sixième femme à porter l'épée.
    Libre et véhémente, exigeante et sereine, Simone Veil (née en 1927), ex-ministre de la Santé, à l'origine de la légalisation de l'IVG, reste une combattante en lutte pour la justice et le respect de la personne, la cause des femmes, l'adoption et les droits de l'enfant. Mais aussi pour l'Europe, qu'elle incarne et porte avec passion. Enfin, pour la mémoire, quitte à s'opposer aux suggestions de Nicolas Sarkozy dans ce domaine.
    Au-delà de la figure d'exception, elle est avant tout une femme. Son histoire personnelle passe par les extrêmes : Auschwitz, la disparition des siens. Et par la politique, qui dit aussi l'ardeur de vivre, l'amour, les enfants, la culture, l'écriture. La littérature, enfin, qui l'a accompagnée jusqu'à l'Académie française.
    Cette intensité, elle la transmet jusque dans son mystère, sa retenue, son engagement et ses doutes. Cette biographie replace Simone Veil au coeur d'un siècle bouleversé et découvre les tranches de vie et les espaces de liberté d'une femme au destin incandescent.

  • Biographe de grandes figures féminines, Élisabeth Reynaud décrypte le destin d'une reine, Marie-Antoinette (1755-1793).
    Qui fut vraiment Marie-Antoinette ? Pour le découvrir, il a fallu, par-delà les siècles, entendre sa voix. En s'appuyant sur les correspondances, chroniques, mémoires rédigés au XVIIIe siècle par les ambassadeurs, ministres, gouvernantes, duchesses et femmes de chambre, Elisabeth Reynaud nous donne à lire son journal intime.
    Celui d'une femme, qui eut le courage d'afficher sa singularité et de s'affranchir de l'étiquette pesante de la cour de France, où elle arrive en 1770, à 14 ans, pour épouser le dauphin.
    On y entend ses cris d'amour, d'orgueil, de colère ou d'angoisse. On découvre au plus près celle qui fut l'épouse de Louis XVI, l'amante du comte de Fersen, l'amie passionnée de la Polignac, mais aussi la mère de quatre enfants, dont trois moururent en bas âge.
    Le portrait de celle qui monta à l'échafaud le 16 octobre 1793, à la veille de ses 38 ans, ayant affronté son destin

  • Pour le premier anniversaire de la chute de Bouteflika, après près de 20 ans de règne, Naoufel Brahimi El Mili, un spécialiste de l'Algérie, raconte les tenants et aboutissants du départ forcé d'un président grabataire s'accrochant au pouvoir, et nous aide à comprendre la révolution pacifique en cours en Algérie. Le 2 avril 2019, Abdelaziz Bouteflika démissionne après vingt ans d'un règne sans partage.
    Le départ de Bouteflika acté, les élections sont repoussées pour la troisième fois. Très vite, plusieurs de ses proches, dont Saïd, le très influent " président-frère ", sont arrêtés.
    La mobilisation contre le régime se poursuit dans la rue. Aux cris de " Qu'ils dégagent tous ", le peuple algérien s'oppose à Gaïd Salah, le tout-puissant chef d'état-major de l'armée, qui cherche à maintenir la mainmise de l'armée sur tous les leviers du pouvoir.
    Dans le même temps, sous l'oeil vigilant de la France et des monarchies pétrolières, se déroule une impitoyable lutte entre les différents clans du régime.
    Disposant de sources au coeur même du pouvoir algérien, l'auteur dévoile les forces en présence au sein de l'oligarchie en place et éclaire les enjeux auquels le nouveau président, Abdelmajid Tebboune, devra faire face.
    Né en 1960 à Tunis, Naoufel Brahimi El Mili vit en France depuis 1982. Ancien enseignant à Sciences Po Paris, il est l'auteur de Le Printemps arabe : une manipulation (Max Milo, 2012), France-Algérie, 50 ans d'histoires secrètes (Fayard, tomes 1 et 2, 2017 et 2019).

  • La vie de sainte Geneviève est nimbée de légende. Encore enfant, elle aurait rendu la vue à sa propre mère. Vierge consacrée, elle guérissait les paralytiques et lisait dans les consciences. Les cierges s'allumaient dans sa main. Elle aurait même rendu la raison à des " énergumènes "... et aurait vécu près de 90 ans !Ses vrais prodiges, pourtant, furent politiques. C'est elle qui dissuada les habitants de Lutèce, gros bourg de Gaule romaine menacé par les hordes d'Attila, de se déclarer " ville ouverte ". Elle encore qui, vers l'an 465, brisa le siège imposé par les troupes franques de Childéric, organisant le ravitaillement en blé de la Cité. Elle enfin qui exhorta les Parisiens à préserver leur foi des hérésies barbares et fut, vraiment, leur premier maire.Mais son plus haut miracle reste d'avoir décidé Clovis, roi païen, à courber la tête devant l'évêque Rémi pour se faire chrétien. Par ce geste, elle contribuait à souder les Francs, les Gaulois, l'Église et les reliefs de la romanité. Calcul génial qui contribua, dans la douleur, à l'émergence de la France moderne.Qui donc était cette fille d'un officier franc, dont l'audace, l'autorité et la foi inébranlable éloignèrent la guerre civile ? Une femme d'affaires, un leader politique, répond Geneviève Chauvel. Une authentique rebelle, aussi, qui sut imposer sa vision dans un monde dominé par le glaive et la toge.

  • Il y a 50 ans, à l'âge de 47 ans, disparaissait Judy Garland, célèbre interprète de Over The Rainbow" et mère de Liza Minelli. Un des plus grands mythes hollywoodiens, raconté par le biographe des stars Bertrand Tessier."
    Une star déchue Comédienne, danseuse, chanteuse, Judy Garland fut la reine incontestée de la comédie musicale et la " petite fiancée de l'Amérique ". Privée de son enfance par une mère qui l'a propulsée sur scène dès l'âge de trois ans, engagée a treize ans par la MGM, elle devient une star en entonnant " Over the Rainbow " dans Le Magicien d'Oz (1939). Elle enchaîne alors les succès qui font d'elle une cash machine inusable... ou presque. Fragile et complexée, Judy s'épuise et ne résiste qu'a grand renfort d'amphétamines prescrites par le studio. Début d'une descente aux enfers que cinq maris - dont Vincente Minnelli, le père de Liza - ne sauront empêcher... Broyée par le système hollywoodien après son licenciement de la MGM, la star rebondit avec Une Etoile est née, avant de se consacrer a la chanson, devenant aux États-Unis le double féminin de Frank Sinatra. Mais elle n'échappe pas a ses démons - insomnies, alcool, crises suicidaires - et disparaît a quarante-sept ans, le 22 juin 1969, victime d'une overdose de barbituriques. Adulée du public, icône de la communauté gay, elle entre a jamais dans la légende. C'est ce parcours flamboyant et tragique que retrace Bertrand Tessier, a l'aide de témoignages inédits.

  • Trente ans après la chute du Mur de Berlin et des démocraties populaires", une histoire synthétique de la Guerre froide, accessible au plus grand nombre, par un historien spécialiste du bloc communiste."
    10 novembre 2019 : 30 ans de la chute du mur de BerlinLe 9 novembre 1989, la chute du Mur de Berlin mettait symbolique- ment fin a un demi-siècle de " Guerre froide ", terme forge au lendemain de la Seconde Guerre mondiale par George Orwell. L'une après l'autre, les démocraties populaires d'Europe de l'Est brisèrent leur joug, jusqu'au démantèlement du grand frère soviétique. Ce long affrontement de part et d'autre du " rideau de fer " a fait des millions de victimes. Car cette guerre n'a pas seulement oppose deux systèmes politiques. A son acmé, entre 1947 et 1953, et pendant quatre décennies encore, elle s'est traduite par une lutte sans merci, parfois sanglante, pour l'existence d'un monde libre face a des États totalitaires qui aspiraient a triompher sur l'en- semble du globe. Guerres de Corée, d'Indochine et du Viêtnam, écrasement des révoltes de Berlin-Est, Budapest et Prague, chasse aux sorcières du maccarthysme et crise des missiles a Cuba, déportations en masse au Goulag et massacre de Tian'anmen... Autant de jalons significatifs, autant de " points chauds " que Pierre Rigoulot a choisi de raconter et d'analyser. Une chronique qui se veut aussi un hommage au combat pour la liberté incarne par quelques figures remarquables, de Victor Kravchenko a Alexandre Soljenitsyne, qui n'ont pas craint de révéler au monde les crimes et les mensonges du " socialisme réel " et du système soviétique.

  • Reine de France à l'âge de neuf mois, veuve du roi François II à dix-huit ans, Mary Stuart regagne son pays, l'Écosse, pour y être accusée du meurtre de son mari, d'adultère avec le comte Bothwell et d'idolâtrie par ses opposants protestants. Ayant franchi la frontière anglaise, la souveraine déchue est faite captive, puis jugée et accusée de trahison par celle qu'elle vénère et dont elle convoite la couronne : sa cousine Elizabeth Ier d'Angleterre.
    Victime ou coupable, Mary Stuart a toujours clamé son innocence. À défaut d'avoir réellement régné, elle fut l'enjeu d'un triple duel opposant les catholiques aux protestants, les Stuart aux Tudor et les Anglais aux Espagnols... Décapitée à quarante-quatre ans, elle devint martyre de la foi au lendemain de son exécution, le 8 février 1587. Sa fin héroïque la transformait en mythe.
    De la couronne de France abandonnée à la couronne d'Écosse confisquée, l'histoire de Mary Stuart est semée d'énigmes. A-t-elle voulu attenter aux jours d'Elizabeth Ier et favoriser un débarquement espagnol ? Son destin brasse près d'un demi-siècle de confrontations dynastiques, de soulèvements nationalistes et de conflits religieux, que dépeint également Luc Mary dans cette biographie.

  • Staline, agent du tsar

    Roman Brackman

    • Archipel
    • 6 Février 2019

    Staline avait amorcé sa carrière"... au service du tsar ! C'est un dossier secret de l'Okhrana, l'ancienne police secrète, qui le révèle. Il contient un rapport de 1913 détaillant les méthodes pour le moins expéditives de l'agent géorgien... Un livre-enquête regorgeant de documents inédits. "
    Le secret inavouable du petit père des peuples"Six décennies après sa mort, on croyait tout savoir de la paranoïa destructrice de Staline, des procès de Moscou aux bagnes de Sibérie et de l'assassinat de Trotski au "complot des blouses blanches". Sans toujours comprendre les mobiles du tyran. C'est qu'il manquait une pièce à ce jeu de massacre : Staline avait amorcé sa "carrière"... au service du tsar.Fin février 1917, à Moscou, le quartier général de la police secrète - l'Okhrana - est investi par la foule. Mais dans une chambre forte, à l'abri du saccage, dorment les dossiers de ses anciens agents. Dont celui, dûment scellé, du Géorgien Iosif Vissarionovitch Djougashvili. Informateur et exécutant de l'Okhrana de 1903 à 1912, l'homme ne se faisait pas encore appeler Staline. En juillet 1926, le "dossier secret" refait surface. Felix Dzerjinski, chef de la police politique, en prend connaissance. Deux jours plus tard, il s'écroule pendant son allocution au plénum du Comité central. Empoisonné. Dzerjinski n'est ni la première ni la dernière victime du " dossier".Mais que contient-il ? Essentiellement, un rapport établi en 1913 par le colonel Eremine, chef de l'Okhrana, retraçant le parcours de son agent : pendant dix années, jusqu'à son adoubement par Lénine, Staline a patiemment trahi ses camarades... Il n'est pas difficile de voir quel usage ses adversaires feraient d'une telle bombe. Aucun de ceux qui l'ont ouvert ne doit survivre. Chantage, complots, accidents, suicides, procès truqués, exécutions sommaires ou homicides raffinés : Staline ne recule devant rien.Ce parcours que décrit Roman Brackman - celle d'un agent double devenu guide suprême - révèle la face cachée de l'homme dont Lénine, dans son "Testament", recommandait d'empêcher à tout prix l'ascension. Un réquisitoire reposant sur des témoignages et des documents inédits.Première édition : L'Archipel, 2003 "

  • Le 9 août 1969, Charles Manson assassinait l'actrice, et épouse de Roman Polanski, Sharon Tate. Éric Yung décrypte ce crime satanique, qui cinquante ans plus tard marque encore les esprits.
    Un crime barbare devenu mythique Le 9 août 1969, Sharon Tate, l'épouse du cinéaste Roman Polanski enceinte de huit mois, et plusieurs de ses amis sont assassinés dans une villa hollywoodienne située au 10050 Cielo Drive, sur les hauteurs de Los Angeles. Fondé sur des témoignages et archives d'é poque, le ré cit d'E ric Yung nous conduit jusqu'à l'é picentre de cette nuit meurtriè re, avant de retracer pas à pas l'enquê te policiè re chaotique et le procè s retentissant qui s'ensuivirent. La barbarie de ces meurtres marque de maniè re brutale la fin des sixties. Alors que le mouvement hippie est à son apogé e, les adeptes du fameux Peace and Love vont biento t apparai tre aux yeux du grand public comme des suppôts de Satan. Le diable a un nom : Charles Manson. L'emprise qu'il a sur les adeptes de La Famille, la secte dont il est le gourou, est telle qu'ils lui ont aveugle ment obé i quand il les a envoyés exécuter ces innocents. Une histoire vraie qui se lit comme un roman.Un roman glaçant tant Charles Manson fascine aujourd'hui encore.

  • Il y a 75 ans, un deuxième front s'ouvrait en Normandie et Paris prenait les armes contre l'occupant. Le récit des événements au jour le jour, illustré de nombreux témoignages inédits.
    Ils ont libéré la France !La Libération de la France n'a pas été la remontée d'un long fleuve tranquille. Pas moins de onze mois se sont écoulés entre l'entrée des Américains dans Bayeux, début juin 1944, et la libération de Colmar, en janvier, puis de Dunkerque et des poches de l'Atlantique en mai 1945.Onze mois d'attente sous d'effroyables bombardements et d'interminables combats dans les haies du bocage normand, les champs de mines et les forêts enneigées des Vosges, onze mois de piétinements entrecoupés de rebonds et de percées fulgurantes. On oublie trop souvent qu'une dizaine de villes ont été reprises par l'ennemi, que Strasbourg a failli connaître le même sort et que Paris ou Bordeaux n'ont échappé à la destruction que par un concours extraordinaire de circonstances.La libération de la France fut l'oeuvre de milliers d'acteurs : elle constitue un puzzle de situations diverses. Un mélange parfois explosif d'individus aux motivations différentes et de chefs d'exception, tels de Gaulle, Leclerc, de Lattre, Eisenhower, Parodi, Guingouin ou Rol-Tanguy, qui ont su aplanir leurs divergences et forger l'unité.Alain Frèrejean et Claire L'Hoër ne racontent pas seulement cette histoire mouvementée ; ils donnent la parole aux dizaines de témoins et acteurs de cette aventure, en reproduisant leurs écrits et témoignages.

  • Jeune routard argentin en vadrouille à travers l'Amérique latine, Guevara est entré dans l'Histoire à Cuba. Mais c'est au pied des Andes, dans une jungle hostile, que l'homme est passé à la légende, sous les noms de guerre " Ramon " ou " Fernando ".Pendant près d'un an, à la tête d'une quarantaine d'hommes, sans carte fiable ni liaison radio, face à des forces armées trente fois supérieures, le ministre de Castro redevient maquisard. Malgré la faim, la soif, la fatigue, il va tenter d'embraser le continent - et tient la planète en haleine. Mais les paysans boliviens, imperméables aux bienfaits du socialisme, se méfient de cet intrus. Et la CIA n'attend que le moment propice pour mettre fin à l'impossible guérilla : elle s'achèvera le 9 octobre 1967 sous les balles d'un sergent bolivien à moitié ivre, dans le hameau de La Higuera." Jamais, dans l'Histoire, un nombre d'hommes aussi réduit n'avait entrepris une tâche aussi gigantesque ", dira Fidel Castro. Pour retracer cette épopée, Frédéric Faux s'est appuyé sur les écrits des guérilleros. Mais surtout, il s'est rendu dans la zone de combat pour rencontrer les derniers témoins du baroud. Une enquête minutieuse, qui éclaire d'un oeil neuf les derniers jours du comandante - et interroge la survivance du mythe.

  • Avril-mai 1945. Le IIIe Reich est aux abois. Comment échapper à la corde ou au peloton d'exécution ? Cyanure ou revolver, le suicide paraît un bon moyen : solution choisie, entre autres, par Himmler et Gring, comme par Hitler et Goebbels. Ceux qui ne peuvent s'y résoudre se volatilisent, tel Heinrich Müller, chef de la Gestapo. Certains, Wernher von Braun ou Reinhard Gehlen, choisissent de vendre leurs services aux Alliés. D'autres, comme Alois Brunner, Adolf Eichmann, Klaus Barbie ou Joseph Mengele, parviennent à fuir en Égypte, en Syrie ou en Amérique du Sud.Mille gibets n'auraient pas suffi pour châtier les criminels nazis. Le nombre de ceux qui payèrent leurs crimes de leur vie après la chute d'Hitler fut dérisoire : quatre-vingt-une pendaisons de hauts responsables dans les cinq à six années suivant la guerre, à Nuremberg, en Pologne, en Tchécoslovaquie, en Russie ou en Ukraine. Ainsi qu'en France, où ils furent plutôt fusillés. Mais comment identifier les subalternes qui avaient carte blanche pour perpétrer des massacres " sur ordre " ?Plongeant dès 1990 dans les archives de la Stasi et les archives fédérales allemandes, Jean-Paul Picaper est parti sur les traces de ces criminels de guerre, pour exhumer les vestiges de leur déroute, de leur disparition et de leur mort. Ce livre est le récit de cette vaste enquête, nourrie de témoignages et de révélations sur l'attitude machiavélique de Staline et sur l'assistance accordée aux coupables par d'honorables institutions religieuses et politiques.

  • L'historien Dominique Lormier retrace le passé trouble de ces collabos qu'on a préféré oublier, dont Marcel Aymé, Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Marguerite Duras, Charles Trenet, Jean Cocteau ou encore Simone Signoret.
    Les insoupçonnables de Vichy En 1940, suite à la défaite militaire de la France et à l'abolition de la République, nombreux sont les écrivains, artistes et journalistes à choisir la loyauté au maréchal Pétain, à relayer la propagande de Vichy ou à flirter avec l'occupant. Souvent par opportunisme, mais aussi par conviction. Moins de cinq ans plus tard, tous auront à répondre de leurs choix devant les tribunaux de l'épuration. Ceux, du moins, qui n'ont pas trouvé refuge à l'étranger ou argué de commodes " services rendus à la Résistance ".Il y a ceux, fascinés par l'Allemagne hitlérienne, partisans de la collaboration, qui assument sans rien renier et le paieront parfois de leur vie (Brasillach, Céline, Drieu, Rebatet...). Ceux qu'aveuglèrent leur pacifisme, leur anticommunisme ou leur foi dans la Révolution nationale (Béraud, Chardonne, Jouhandeau, Maurras...). Ceux qui finirent par exprimer des regrets, tout en s'accordant des circonstances atténuantes (Denoël, Fernandel, Guitry, Montherlant...).Plus nombreux encore furent ceux qui parvinrent à dissimuler leurs " années interdites " et connurent après-guerre des carrières enviables : Audiard, Barjavel, Cocteau, Duverger, Vlaminck... Sans oublier quelques intellectuels insoupçonnables, tels Sartre, Beauvoir ou Duras, dont le comportement sous l'Occupation aura laissé à désirer.Dominique Lormier, découvreur du " fichier interdit de la collaboration française ", brosse ainsi le portrait de groupe de cinquante hommes et femmes au carrefour de l'Histoire.

  • Le dico des mégalos

    René Chiche

    • Archipel
    • 14 Février 2019

    Ardisson, Beyoncé, Cantona, Edwy Plenel, mais aussi Philippe Starck, Mélenchon, Steve Jobs ou Emmanuel Macron ont un point commun : ils ne se prennent pas pour n'importe qui. Voici le premier trombinoscope des têtes qui ne cessent d'enfler ! 50 personnalités que n'étouffe pas la modestie, croquées en toute vérité.
    L'abécédaire des têtes qui ne cessent d'enfler ! Politique, show-business, médias, sport, économie... Notre époque regorge de m'as-tu-vu que rien ne renverse. À l'heure de la communication non-stop et des réseaux sociaux, ils éructent, choquent, scandalisent, impressionnent, baratinent ou martèlent leurs arguments sans souci du qu'en-dira-t-on. Qu'on les envie ou qu'on les exècre, ils ne s'imposent aucune limite pour se distinguer de la masse. Et l'échec a rarement prise sur eux.Mégalos congénitaux (Usain Bolt, Zlatan Ibrahimovic, Éric Cantona), rois du business (Mark Zuckerberg, Philippe Starck, Elon Musk), excessifs par nature (Donald Trump, Vladimir Poutine, Silvio Berlusconi) ou par nécessité (Alain Delon, Yann Moix, Lady Gaga), tous sont des stratèges de l'autosatisfecit et conjuguent manque de pudeur et naturel confondant.De A comme l'oligarque russe Roman Abramovich, à W comme la journaliste et diva de la mode Anna Wintour, humour et infos authentiques sont les ingrédients de cet abécédaire en phase avec notre époque de fier-à-bras médiatiques, de selfies triomphants et d'autocélébration permanente.

  • Les coulisses d'une maison de fous qu'on appelle la Maison Blanche", par le correspondant de BFMTV à Washington."
    Trump, le vrai bilan Il gouverne à coups de tweets rageurs, de mensonges dé libé ré s et de fanfaronnades. Attaque toutes les institutions et fustige ses propres ministres. Étourdit l'opinion mondiale par ses déclarations outrancières. Critique ses alliés et flatte les régimes autoritaires. Maltraite les migrants, les femmes, la presse.Pourtant, après avoir mis le feu a la Maison Blanche et contre toute attente, Néron voit sa cote de popularité se maintenir. L'économie américaine affiche une santé aussi insolente que la morgue du 45e président. L'homme à la mèche blonde aborde même la présidentielle de 2020 en position de force.Pourquoi, malgré ses travers, l'extravagant Mr Trump ne s'est-il pas effondré ? Fermeté face à la Chine, réforme du système judiciaire et carcéral, baisse historique du chômage et hausse des salaires, révolution fiscale : sa gouvernance peut-elle se targuer de certaines avancées ? L'objet de cette enquête est d'élucider ce mystère en dressant un premier bilan de son action, sans parti pris ni préjugés.

  • Lénine ; le tyran rouge

    Luc Mary

    • Archipel
    • 6 Septembre 2017

    Figure messianique ou tyran impitoyable ? Vladimir Oulianov, dit Lénine (1870-1924) continue de susciter les passions, la controverse... mais aussi les vocations.Si nul ne conteste son génie politique, qui lui permit d'imposer en Russie la doctrine bolchevique et le gouvernement des soviets, peut-on encore passer sous silence sa violence et son fanatisme ? Au nom de l'idéal marxiste, le père de la révolution d'Octobre annihila toute forme de contestation, musela les libertés et créa, pour les plus récalcitrants, les sinistres goulags. Il spolia d'innombrables paysans, exterminant des pans entiers de la population, en vertu d'une haine viscérale de la bourgeoisie.Comment expliquer, dès lors, que le léninisme ait survécu près de trois quarts de siècle à son fondateur ? Ni les dénonciations des crimes de Staline, ni les échecs de Khrouchtchev n'ont entamé son statut de " héros de l'Union soviétique ". Promoteur de la " Terreur rouge ", Lénine aura pourtant plongé son pays dans la famine et la misère. Plus de dix millions de morts de 1917 à 1922 : un véritable " génocide de classe ".Le peuple russe, comme l'a écrit Soljenitsyne, était-il donc pour lui " l'obstacle principal à la victoire du communisme " ? C'est la thèse suivie dans cette biographie de " l'homme qui changea l'histoire du monde " - pour le meilleur et pour le pire.

  • Alors que les dommages collatéraux de l'affaire Benalla se multiplient, le colonel Denis Roux, cofondateur du Groupe de sécurité de la présidence de la République, nous invite dans les coulisses de la sécurité des grands de ce monde et livre des anecdotes exclusives sur ses 15 années au coeur du pouvoir.
    Dans les coulisses de la sécurité présidentielle " J'ai vécu quinze ans a l'E lyse e dans l'intimité de Franc ois Mitterrand et Jacques Chirac. Avec mes camarades gendarmes du Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR), nous avons assure leur protection et, a leur demande, préservé l'intégrité de leurs vies officielle et privée. Leurs secrets aussi... " Le colonel Denis Roux raconte pour la première fois ses années au coeur du pouvoir, sans cacher les difficultés rencontrées depuis la création de cette unité. Car, depuis 1983, le GSPR aura connu des fortunes diverses : bienvenu sous Mitterrand, supporte sous Chirac, écarté par Sarkozy au profit de la police, négligé par Hollande, puis déstabilisé avec Macron en raison de son choix étrange de confier sa garde très rapprochée au jeune Alexandre Benalla... Denis Roux livre quantité d'anecdotes sur sa longue proximité avec les deux présidents, notamment lors de leurs déplacements a l'étranger ou d'opérations confidentielles. Autant de défis relevés dans un environnement souvent hostile, du fait de la fameuse " guerre des polices ", attisée par certains entourages a l'Élysée et au ministère de l'Intérieur.

  • Spécialiste de l'Histoire contemporaine, Alain Vincenot réhabilite l'histoire oubliée des victimes, directes ou indirectes, de la guerre d'Algérie, pieds-noirs et harkis principalement. Le livre inclut de nombreux témoignages inédits.
    La valise ou le cercueil Signés le 18 mars 1962, les accords d'Évian, censés mettre fin à la guerre d'Algérie, prévoient un cessez-le-feu le lendemain à midi, les deux parties s'engageant à " interdire tout recours aux actes de violence, collective ou individuelle ".Il n'en sera rien. Aussitôt, massacres et enlèvements se multiplient pour pousser les pieds-noirs au départ. En quelques semaines, plus d'un million d'entre eux n'ont d'autre choix que " la valise ou le cercueil ".Les " oubliés du 19 mars " se comptent par dizaines de milliers.De nombreux civils disparaissent sans laisser de trace. Plus de 80 000 harkis, abandonnés par la France, sont exterminés. Entre les accords d'Évian et le 5 juillet 1964 - date du retour en métropole des derniers contingents - près de six cents soldats sont tués ou enlevés en Algérie.Retraçant les étapes du " grand gâchis " que fut la guerre d'Algérie, cet essai donne aussi la parole aux proches des oubliés. Ils évoquent les souvenirs douloureux de leurs frères, pères, maris...Autant de récits qui témoignent, aujourd'hui encore, d'une réticence manifeste des gouvernants à faire la lumière sur ces disparitions.

  • Rares sont les témoignages des « étrangers de l'ombre » qui, au prix des mêmes périls que les résistants français, ont aidé ces derniers à s'approvisionner en armes, en argent et en faux papiers, leur ont prêté main forte lors d'actes de sabotage, ont assuré les communications avec les Alliés et exfiltré les aviateurs dont les appareils étaient tombés en territoire occupé. Ces étrangers dont nombre de Canadiens francophones appartenaient au SOE (Special Operations Executive) et au MI9 (le 9e bureau militaire britannique). L'un de ces réseaux, ayant permis de sauver 307 agents et soldats alliés en frôlant cent fois la mort, était mené par l'officier québécois Lucien Dumais, assisté de son compatriote Raymond Labrosse. Son nom ? Le réseau Shelburn. Ce livre raconte l'histoire secrète de ce réseau et des héros qui le composaient, sans qui rien n'aurait été possible. Et réhabilite, ainsi, un pan de l'Histoire crucial et injustement méconnu.

  • Ceux qui chantaient " Maréchal, nous voilà " ne se doutaient pas qu'ils entonnaient une mélodie écrite par un compositeur juif polonais, qui allait mourir en déportation à Auschwitz. L'histoire surprenante d'une mélodie à succès et de son auteur, dont l'auteur a reconstitué l'existence.
    "C'est vrai", "Paris sera toujours Paris", "Félicie aussi"... Durant les années 1920 et 1930, Casimir Oberfeld signe les musiques de certains des refrains les plus populaires de Mistinguett, Maurice Chevalier, Fernandel et Arletty. On lui doit aussi les thèmes de nombreuses revues de music-hall et d'une soixantaine de films (Le Schpountz, Fric-Frac...).Cruelle ironie de l'Histoire : en 1941, tandis que le compositeur est assigné à résidence à Uzerche, La Margoton du bataillon, son air d'opérette créé en 1933, est plagié et devient le refrain de " Maréchal, nous voilà ".Ceux qui entonnent alors l'hymne vichyste ignorent que la mélodie est celle d'un juif polonais interdit de toute activité officielle. Oberfeld mourra d'épuisement en déportation à 42 ans, lors de la "marche de la mort" précédant la libération du camp d'Auschwitz - dont il a été le pianiste en 1944.Jean-Pierre Guéno a reconstitué le parcours de ce compositeur oublié, au talent égal à celui d'un Maurice Yvain ou d'un Vincent Scotto, avec le concours de son fils Grégoire, dont il évoque aussi l'itinéraire singulier.

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