Archipel

  • L'historien Philippe Valode propose une biographie complète et nuancée du général de Gaulle, dont on célèbre en 2020 les 130 ans de sa naissance, les 50 ans de sa mort, et les 80 ans de l'Appel du 18-Juin. Chef par nature, parvenu à trois reprises au sommet du pouvoir, Charles de Gaulle, militaire par toutes ses fibres, artiste de la politique et de la mise en scène, grand patriote et grand orateur, incontestable visionnaire, a su croire en son destin : celui d'un sauveur providentiel, épopée dont il s'est lui-même fait le mémorialiste.
    Ses succès sont immenses, de l'honneur sauvé en 1940 à la guerre civile évitée en 1944, de la position mondiale acquise en 1945 à la décolonisation achevée en 1962, de l'élection au suffrage universel à la modernisation sociale du pays, de la constitution d'une force nucléaire au lancement de grands programmes industriels...
    Un demi-siècle après sa mort, cette biographie cherche à comprendre les motivations du général de Gaulle, dont la vie s'apparente à un parcours d'obstacles politiques et d'adversités personnelles, d'épreuves physiques et de coups du sort, de solitude et de découragement, conditions mêmes de son audace. PhilippeValodecomposeiciunportraitnuancédu"plusillustre des Francais ".
    Philippe Valode, né en 1946, diplômé de Sciences Po Paris, d'études supérieures en droit et licencié d'histoire, est l'auteur de plus de soixante livres, dont Les 24 Présidents de la République francaise, La Ve République, une histoire (L'Archipel, 2012 et 2015) et une Histoire des cinq grandes puissances (Archipoche, 2019). Il réside à Lyon.

  • « Un personnage historique qui incarne l'Histoire de France », disait d'elle Frédéric Mitterrand le 18 mars 2010, au lendemain de sa réception à l'Académie française, où elle est la sixième femme à porter l'épée.
    Libre et véhémente, exigeante et sereine, Simone Veil (née en 1927), ex-ministre de la Santé, à l'origine de la légalisation de l'IVG, reste une combattante en lutte pour la justice et le respect de la personne, la cause des femmes, l'adoption et les droits de l'enfant. Mais aussi pour l'Europe, qu'elle incarne et porte avec passion. Enfin, pour la mémoire, quitte à s'opposer aux suggestions de Nicolas Sarkozy dans ce domaine.
    Au-delà de la figure d'exception, elle est avant tout une femme. Son histoire personnelle passe par les extrêmes : Auschwitz, la disparition des siens. Et par la politique, qui dit aussi l'ardeur de vivre, l'amour, les enfants, la culture, l'écriture. La littérature, enfin, qui l'a accompagnée jusqu'à l'Académie française.
    Cette intensité, elle la transmet jusque dans son mystère, sa retenue, son engagement et ses doutes. Cette biographie replace Simone Veil au coeur d'un siècle bouleversé et découvre les tranches de vie et les espaces de liberté d'une femme au destin incandescent.

  • Biographe de grandes figures féminines, Élisabeth Reynaud décrypte le destin d'une reine, Marie-Antoinette (1755-1793).
    Qui fut vraiment Marie-Antoinette ? Pour le découvrir, il a fallu, par-delà les siècles, entendre sa voix. En s'appuyant sur les correspondances, chroniques, mémoires rédigés au XVIIIe siècle par les ambassadeurs, ministres, gouvernantes, duchesses et femmes de chambre, Elisabeth Reynaud nous donne à lire son journal intime.
    Celui d'une femme, qui eut le courage d'afficher sa singularité et de s'affranchir de l'étiquette pesante de la cour de France, où elle arrive en 1770, à 14 ans, pour épouser le dauphin.
    On y entend ses cris d'amour, d'orgueil, de colère ou d'angoisse. On découvre au plus près celle qui fut l'épouse de Louis XVI, l'amante du comte de Fersen, l'amie passionnée de la Polignac, mais aussi la mère de quatre enfants, dont trois moururent en bas âge.
    Le portrait de celle qui monta à l'échafaud le 16 octobre 1793, à la veille de ses 38 ans, ayant affronté son destin

  • La vie de sainte Geneviève est nimbée de légende. Encore enfant, elle aurait rendu la vue à sa propre mère. Vierge consacrée, elle guérissait les paralytiques et lisait dans les consciences. Les cierges s'allumaient dans sa main. Elle aurait même rendu la raison à des " énergumènes "... et aurait vécu près de 90 ans !Ses vrais prodiges, pourtant, furent politiques. C'est elle qui dissuada les habitants de Lutèce, gros bourg de Gaule romaine menacé par les hordes d'Attila, de se déclarer " ville ouverte ". Elle encore qui, vers l'an 465, brisa le siège imposé par les troupes franques de Childéric, organisant le ravitaillement en blé de la Cité. Elle enfin qui exhorta les Parisiens à préserver leur foi des hérésies barbares et fut, vraiment, leur premier maire.Mais son plus haut miracle reste d'avoir décidé Clovis, roi païen, à courber la tête devant l'évêque Rémi pour se faire chrétien. Par ce geste, elle contribuait à souder les Francs, les Gaulois, l'Église et les reliefs de la romanité. Calcul génial qui contribua, dans la douleur, à l'émergence de la France moderne.Qui donc était cette fille d'un officier franc, dont l'audace, l'autorité et la foi inébranlable éloignèrent la guerre civile ? Une femme d'affaires, un leader politique, répond Geneviève Chauvel. Une authentique rebelle, aussi, qui sut imposer sa vision dans un monde dominé par le glaive et la toge.

  • Il y a 50 ans, à l'âge de 47 ans, disparaissait Judy Garland, célèbre interprète de Over The Rainbow" et mère de Liza Minelli. Un des plus grands mythes hollywoodiens, raconté par le biographe des stars Bertrand Tessier."
    Une star déchue Comédienne, danseuse, chanteuse, Judy Garland fut la reine incontestée de la comédie musicale et la " petite fiancée de l'Amérique ". Privée de son enfance par une mère qui l'a propulsée sur scène dès l'âge de trois ans, engagée a treize ans par la MGM, elle devient une star en entonnant " Over the Rainbow " dans Le Magicien d'Oz (1939). Elle enchaîne alors les succès qui font d'elle une cash machine inusable... ou presque. Fragile et complexée, Judy s'épuise et ne résiste qu'a grand renfort d'amphétamines prescrites par le studio. Début d'une descente aux enfers que cinq maris - dont Vincente Minnelli, le père de Liza - ne sauront empêcher... Broyée par le système hollywoodien après son licenciement de la MGM, la star rebondit avec Une Etoile est née, avant de se consacrer a la chanson, devenant aux États-Unis le double féminin de Frank Sinatra. Mais elle n'échappe pas a ses démons - insomnies, alcool, crises suicidaires - et disparaît a quarante-sept ans, le 22 juin 1969, victime d'une overdose de barbituriques. Adulée du public, icône de la communauté gay, elle entre a jamais dans la légende. C'est ce parcours flamboyant et tragique que retrace Bertrand Tessier, a l'aide de témoignages inédits.

  • Reine de France à l'âge de neuf mois, veuve du roi François II à dix-huit ans, Mary Stuart regagne son pays, l'Écosse, pour y être accusée du meurtre de son mari, d'adultère avec le comte Bothwell et d'idolâtrie par ses opposants protestants. Ayant franchi la frontière anglaise, la souveraine déchue est faite captive, puis jugée et accusée de trahison par celle qu'elle vénère et dont elle convoite la couronne : sa cousine Elizabeth Ier d'Angleterre.
    Victime ou coupable, Mary Stuart a toujours clamé son innocence. À défaut d'avoir réellement régné, elle fut l'enjeu d'un triple duel opposant les catholiques aux protestants, les Stuart aux Tudor et les Anglais aux Espagnols... Décapitée à quarante-quatre ans, elle devint martyre de la foi au lendemain de son exécution, le 8 février 1587. Sa fin héroïque la transformait en mythe.
    De la couronne de France abandonnée à la couronne d'Écosse confisquée, l'histoire de Mary Stuart est semée d'énigmes. A-t-elle voulu attenter aux jours d'Elizabeth Ier et favoriser un débarquement espagnol ? Son destin brasse près d'un demi-siècle de confrontations dynastiques, de soulèvements nationalistes et de conflits religieux, que dépeint également Luc Mary dans cette biographie.

  • Staline, agent du tsar

    Roman Brackman

    • Archipel
    • 6 Février 2019

    Staline avait amorcé sa carrière"... au service du tsar ! C'est un dossier secret de l'Okhrana, l'ancienne police secrète, qui le révèle. Il contient un rapport de 1913 détaillant les méthodes pour le moins expéditives de l'agent géorgien... Un livre-enquête regorgeant de documents inédits. "
    Le secret inavouable du petit père des peuples"Six décennies après sa mort, on croyait tout savoir de la paranoïa destructrice de Staline, des procès de Moscou aux bagnes de Sibérie et de l'assassinat de Trotski au "complot des blouses blanches". Sans toujours comprendre les mobiles du tyran. C'est qu'il manquait une pièce à ce jeu de massacre : Staline avait amorcé sa "carrière"... au service du tsar.Fin février 1917, à Moscou, le quartier général de la police secrète - l'Okhrana - est investi par la foule. Mais dans une chambre forte, à l'abri du saccage, dorment les dossiers de ses anciens agents. Dont celui, dûment scellé, du Géorgien Iosif Vissarionovitch Djougashvili. Informateur et exécutant de l'Okhrana de 1903 à 1912, l'homme ne se faisait pas encore appeler Staline. En juillet 1926, le "dossier secret" refait surface. Felix Dzerjinski, chef de la police politique, en prend connaissance. Deux jours plus tard, il s'écroule pendant son allocution au plénum du Comité central. Empoisonné. Dzerjinski n'est ni la première ni la dernière victime du " dossier".Mais que contient-il ? Essentiellement, un rapport établi en 1913 par le colonel Eremine, chef de l'Okhrana, retraçant le parcours de son agent : pendant dix années, jusqu'à son adoubement par Lénine, Staline a patiemment trahi ses camarades... Il n'est pas difficile de voir quel usage ses adversaires feraient d'une telle bombe. Aucun de ceux qui l'ont ouvert ne doit survivre. Chantage, complots, accidents, suicides, procès truqués, exécutions sommaires ou homicides raffinés : Staline ne recule devant rien.Ce parcours que décrit Roman Brackman - celle d'un agent double devenu guide suprême - révèle la face cachée de l'homme dont Lénine, dans son "Testament", recommandait d'empêcher à tout prix l'ascension. Un réquisitoire reposant sur des témoignages et des documents inédits.Première édition : L'Archipel, 2003 "

  • Le 9 août 1969, Charles Manson assassinait l'actrice, et épouse de Roman Polanski, Sharon Tate. Éric Yung décrypte ce crime satanique, qui cinquante ans plus tard marque encore les esprits.
    Un crime barbare devenu mythique Le 9 août 1969, Sharon Tate, l'épouse du cinéaste Roman Polanski enceinte de huit mois, et plusieurs de ses amis sont assassinés dans une villa hollywoodienne située au 10050 Cielo Drive, sur les hauteurs de Los Angeles. Fondé sur des témoignages et archives d'é poque, le ré cit d'E ric Yung nous conduit jusqu'à l'é picentre de cette nuit meurtriè re, avant de retracer pas à pas l'enquê te policiè re chaotique et le procè s retentissant qui s'ensuivirent. La barbarie de ces meurtres marque de maniè re brutale la fin des sixties. Alors que le mouvement hippie est à son apogé e, les adeptes du fameux Peace and Love vont biento t apparai tre aux yeux du grand public comme des suppôts de Satan. Le diable a un nom : Charles Manson. L'emprise qu'il a sur les adeptes de La Famille, la secte dont il est le gourou, est telle qu'ils lui ont aveugle ment obé i quand il les a envoyés exécuter ces innocents. Une histoire vraie qui se lit comme un roman.Un roman glaçant tant Charles Manson fascine aujourd'hui encore.

  • Le dico des mégalos

    René Chiche

    • Archipel
    • 14 Février 2019

    Ardisson, Beyoncé, Cantona, Edwy Plenel, mais aussi Philippe Starck, Mélenchon, Steve Jobs ou Emmanuel Macron ont un point commun : ils ne se prennent pas pour n'importe qui. Voici le premier trombinoscope des têtes qui ne cessent d'enfler ! 50 personnalités que n'étouffe pas la modestie, croquées en toute vérité.
    L'abécédaire des têtes qui ne cessent d'enfler ! Politique, show-business, médias, sport, économie... Notre époque regorge de m'as-tu-vu que rien ne renverse. À l'heure de la communication non-stop et des réseaux sociaux, ils éructent, choquent, scandalisent, impressionnent, baratinent ou martèlent leurs arguments sans souci du qu'en-dira-t-on. Qu'on les envie ou qu'on les exècre, ils ne s'imposent aucune limite pour se distinguer de la masse. Et l'échec a rarement prise sur eux.Mégalos congénitaux (Usain Bolt, Zlatan Ibrahimovic, Éric Cantona), rois du business (Mark Zuckerberg, Philippe Starck, Elon Musk), excessifs par nature (Donald Trump, Vladimir Poutine, Silvio Berlusconi) ou par nécessité (Alain Delon, Yann Moix, Lady Gaga), tous sont des stratèges de l'autosatisfecit et conjuguent manque de pudeur et naturel confondant.De A comme l'oligarque russe Roman Abramovich, à W comme la journaliste et diva de la mode Anna Wintour, humour et infos authentiques sont les ingrédients de cet abécédaire en phase avec notre époque de fier-à-bras médiatiques, de selfies triomphants et d'autocélébration permanente.

  • Les coulisses d'une maison de fous qu'on appelle la Maison Blanche", par le correspondant de BFMTV à Washington."
    Trump, le vrai bilan Il gouverne à coups de tweets rageurs, de mensonges dé libé ré s et de fanfaronnades. Attaque toutes les institutions et fustige ses propres ministres. Étourdit l'opinion mondiale par ses déclarations outrancières. Critique ses alliés et flatte les régimes autoritaires. Maltraite les migrants, les femmes, la presse.Pourtant, après avoir mis le feu a la Maison Blanche et contre toute attente, Néron voit sa cote de popularité se maintenir. L'économie américaine affiche une santé aussi insolente que la morgue du 45e président. L'homme à la mèche blonde aborde même la présidentielle de 2020 en position de force.Pourquoi, malgré ses travers, l'extravagant Mr Trump ne s'est-il pas effondré ? Fermeté face à la Chine, réforme du système judiciaire et carcéral, baisse historique du chômage et hausse des salaires, révolution fiscale : sa gouvernance peut-elle se targuer de certaines avancées ? L'objet de cette enquête est d'élucider ce mystère en dressant un premier bilan de son action, sans parti pris ni préjugés.

  • Lénine ; le tyran rouge

    Luc Mary

    • Archipel
    • 6 Septembre 2017

    Figure messianique ou tyran impitoyable ? Vladimir Oulianov, dit Lénine (1870-1924) continue de susciter les passions, la controverse... mais aussi les vocations.Si nul ne conteste son génie politique, qui lui permit d'imposer en Russie la doctrine bolchevique et le gouvernement des soviets, peut-on encore passer sous silence sa violence et son fanatisme ? Au nom de l'idéal marxiste, le père de la révolution d'Octobre annihila toute forme de contestation, musela les libertés et créa, pour les plus récalcitrants, les sinistres goulags. Il spolia d'innombrables paysans, exterminant des pans entiers de la population, en vertu d'une haine viscérale de la bourgeoisie.Comment expliquer, dès lors, que le léninisme ait survécu près de trois quarts de siècle à son fondateur ? Ni les dénonciations des crimes de Staline, ni les échecs de Khrouchtchev n'ont entamé son statut de " héros de l'Union soviétique ". Promoteur de la " Terreur rouge ", Lénine aura pourtant plongé son pays dans la famine et la misère. Plus de dix millions de morts de 1917 à 1922 : un véritable " génocide de classe ".Le peuple russe, comme l'a écrit Soljenitsyne, était-il donc pour lui " l'obstacle principal à la victoire du communisme " ? C'est la thèse suivie dans cette biographie de " l'homme qui changea l'histoire du monde " - pour le meilleur et pour le pire.

  • Alors que les dommages collatéraux de l'affaire Benalla se multiplient, le colonel Denis Roux, cofondateur du Groupe de sécurité de la présidence de la République, nous invite dans les coulisses de la sécurité des grands de ce monde et livre des anecdotes exclusives sur ses 15 années au coeur du pouvoir.
    Dans les coulisses de la sécurité présidentielle " J'ai vécu quinze ans a l'E lyse e dans l'intimité de Franc ois Mitterrand et Jacques Chirac. Avec mes camarades gendarmes du Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR), nous avons assure leur protection et, a leur demande, préservé l'intégrité de leurs vies officielle et privée. Leurs secrets aussi... " Le colonel Denis Roux raconte pour la première fois ses années au coeur du pouvoir, sans cacher les difficultés rencontrées depuis la création de cette unité. Car, depuis 1983, le GSPR aura connu des fortunes diverses : bienvenu sous Mitterrand, supporte sous Chirac, écarté par Sarkozy au profit de la police, négligé par Hollande, puis déstabilisé avec Macron en raison de son choix étrange de confier sa garde très rapprochée au jeune Alexandre Benalla... Denis Roux livre quantité d'anecdotes sur sa longue proximité avec les deux présidents, notamment lors de leurs déplacements a l'étranger ou d'opérations confidentielles. Autant de défis relevés dans un environnement souvent hostile, du fait de la fameuse " guerre des polices ", attisée par certains entourages a l'Élysée et au ministère de l'Intérieur.

  • Après avoir remporté le concours de Miss Danemark à 15 ans, en 1928, Inga Arvad se tourne vers le journalisme et épouse un diplomate égyptien rencontré aux Folies Bergères. Journaliste pour un quotidien de Washington, elle assiste au mariage d'Hermann Göring en 1935, et y fait connaissance d'Adolf Hitler. Subjugué par sa beauté nordique, Hitler lui accorde plusieurs entretiens exclusifs avant de l'inviter dans sa loge pour assister aux jeux Olympiques de Berlin. De retour au Danemark, elle divorce pour bientôt se remarier avec le réalisateur hongrois Paul Fejos. Elle est toujours mariée avec ce dernier quand elle se rend aux États-Unis où, dès novembre 1941, elle tombe amoureuse de John Kennedy, enseigne de vaisseau au QG de l'US Navy... Mais le FBI l'a à l'oeil, d'autant qu'une photo d'elle en compagnie d'Hitler a été mise au jour. À l'initiative de J. Edgar Hoover, qui la suspecte d'être une espionne nazie, son téléphone est piraté, son appartement mis sur écoute... Même ses ébats avec le futur président seront enregistrés !

  • L'autobiographie d'un homme engagé, chirurgien et militant devenu, en quarante années, éminent historien et gardien de la mémoire des génocides du XXe siècle : Arméniens (1915), Juifs (1941-1944), Tutsis (1994)...
    Un siècle, trois génocides Jeune chirurgien, Yves Ternon se voit demander par la fédération de France du FLN d'opérer les blessés algériens de la guerre triangulaire que se livrent OAS, gaullistes et indépendantistes. Cette irruption tragique de l'Histoire dans son quotidien va déterminer son engagement pour la justice et les droits de l'homme, mais aussi sa volonté d'établir la vérité des faits.Dès 1965, il entame des recherches qui le conduisent à publier trois livres sur les crimes des médecins nazis. L'étude de la Shoah, par une série de hasards, l'amène à découvrir que les Arméniens de l'Empire ottoman, en 1915, furent eux aussi victimes d'un génocide oublié, auquel il s'intéresse au moment même où des voix s'élèvent contre sa négation par le gouvernement turc.Conduit sur près de quarante ans, son travail lui permettra de rapprocher les deux événements, mais aussi de proposer une définition juridique universelle de la notion de génocide. Celui des Tutsi au Rwanda, en 1994, viendra confirmer l'importance d'une telle approche comparée.À l'heure où la France commémore officiellement le génocide arménien, les mémoires d'Yves Ternon, guidé par les impératifs de liberté, d'égalité et de fraternité, sont un plaidoyer contre la haine raciale et le négationnisme.

  • Dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918, la famille impériale des Romanov est abattue par les bolcheviks dans le sous-sol de leur résidence-prison d'Ekaterinbourg.
    Quelques mois - de février (renversement du régime tsariste) à novembre 1917 (prise du pouvoir par Lénine) - auront suffi à la chute de la Russie impériale. Comment le tsar Nicolas II est-il passé du statut d'intouchable à celui d' « ennemi le plus terrible du peuple russe », selon la formule de Lénine, pour rester dans les consciences, par la suite, comme un martyr ? Quelles furent les véritables raisons de l'arrestation des Romanov et qui a commandité le meurtre ? Comment ont-ils été assassinés ?
    Luc Mary revient sur cette énigme résolue avec la découverte de 9 corps en 1991 et, en 2007, des restes du tsarévitch Alexei et de la grande duchesse Maria, trouvés dans une forêt des environs d'Ekaterinbourg. Il expose l'enchaînement des faits qui ont conduit à la fin des Romanov - régime à l'agonie, grèves et famines, etc. -, jusqu'à l'exhumation des corps et le travail des généticiens qui a débouché sur l'identification formelle des membres de la famille royale.
    90 ans après la tuerie d'Ekaterinbourg, le tsar est entré dans la légende. Le tsar et sa famille ont été canonisés par l'Église orthodoxe de Russie en l'an 2000. Son portrait est plus souvent présent dans les foyers russes que celui de Lénine. Son exécution portait-elle en germe le futur régime stalinien ? Luc Mary analyse les fondements de cette fascination, donnant ainsi à son livre une visée politique.

  • Abraham Lincoln (1809-1865) occupe une place à part dans l'Histoire des États-Unis. De la cabane en rondins de son enfance à son assassinat, l'ascension du « bûcheron devenu roi » est l'exemple même du rêve américain, au point d'être l'objet d'un véritable culte laïc.
    Tenu à l'écart des études, promis à une existence sans relief, cet autodidacte, devenu avocat par son seul mérite, se lance en politique à 23 ans et sera élu à la Maison Blanche en 1860, à cinquante et un ans. Il y accomplira l'impensable : remporter la victoire militaire contre les États du Sud, sauver l'Union fédérale du naufrage et proclamer l'abolition de l'esclavage, pratique indigne d'une nation formée pour « éclairer le monde ».
    Tant de courage vaudra à Abraham Lincoln d'être assassiné, le 14 avril 1865, quelques jours après la fin des hostilités. Deux siècles après sa naissance, il demeure dans la mémoire américaine une figure mythologique, un « père de la nation » au même titre que Washington.
    Distinguant l'homme de sa légende, Bernard Vincent restitue cette épopée sans dissimuler les échecs politiques, les ambiguïtés philosophiques et les tourments personnels qui n'empêchèrent pas Lincoln d'aider son pays à surmonter la période la plus tragique de son Histoire. Première parution : 2009.

  • L'actrice Mylène Demongeot, victime d'une escroquerie, nous raconte ses mésaventures avec les systèmes bancaire et judiciaire, et nous aide, épaulée par deux professionnels, à reconnaître les escroqueries pour mieux les éviter.
    Vous pensez que votre argent est en sécurité à la banque ? Détrompez-vous ! En avril 2012, Mylène Demongeot découvre qu'elle est dépossédée de toutes ses économies, victime d'un banquier escroc : son conseiller en patrimoine, à qui elle avait accordé sa confiance depuis près de dix ans. Il faudra six années de combats judiciaires pour que lui soit restitué - en partie seulement - son argent.Ce livre est le récit d'une incroyable arnaque menée dans le milieu du show-biz par un " petit Madoff " sans vergogne. Mais le terrain de jeu des escrocs est sans limite : dans la rue, par téléphone, sur Internet et jusque chez vous... ils opèrent partout et s'attaquent à tous, sans discrimination. Pour les éviter, une seule solution : connaître leurs techniques. C'est aussi ce que vous propose ce livre, à travers une panoplie de cas concrets et de conseils. Alors, restez vigilant et... ne vous faites plus arnaquer !

  • Le 4 novembre 1979, des étudiants iraniens prennent d´assaut l´ambassade américaine à Téhéran et retiennent en otages des dizaines de fonctionnaires et diplomates américains.
    Six d´entre eux parviennent à fuir et trouvent refuge à l´ambassade du Canada. Ils réussissent à contacter leur gouvernement, et la CIA décide de monter une opération d´envergure pour les exfiltrer du pays.
    À la tête de l´opération, Tony Mendez, un agent chevronné de la CIA, qui imagine de tourner en Iran un film de science-fiction intitulé Argo. Il se rend à Téhéran au prétexte de trouver le décor idéal et visiter les lieux de tournage...
    En janvier 2000, après de nombreuses péripéties et sueurs froides, il parvient à faire monter les six Américains dans un avion. Direction : les États-Unis, la liberté.
    Dans ce document qui a servi de base au film de Ben Affleck, Tony Mendez donne tous les détails et dévoile les dessous de l´opération extrêmement complexe et dangereuse qu´il a menée à bien.

  • Menaces Un homme s'adresse au directeur de la poste à Tel-Aviv.
    - Je désire me plaindre car depuis quelques jours, je reçois des lettres de menaces.
    - C'est très grave, dit le directeur, c'est là un délit. Et savez-vous qui vous expédie ces lettres?
    - Bien sûr, elles viennent toutes du service des impôts.
    Monologue - Papa, qu'est-ce qu'un monologue ?
    - C'est une discussion entre ta mère et moi !
    Paresseux « L'intelligence n'est d'aucune utilité face à un cheval paresseux. » (Cholem Aleikhem) Classé alphabétiquement par mots-clés, ce livre rassemble quelque 3000 anecdotes, historiettes, mots d'esprit et histoires drôles sur les juifs.
    De nombreux thèmes sont illustrés de manière ludique tout au long du volume tels que les relations entre pères et fils, les mères juives, l'amour ou encore les Bar Mitzva.

  • Si chacun sait que William, fils aîné de Lady Di et du Prince Charles, né en 1982, est l'héritier de la couronne d'Angleterre, moins nombreux sont ceux qui connaissent Kate Middleton, sa future épouse, et les détails de leur déjà longue et tumultueuse relation, entamée en 2001.
    Comment se sont-ils rencontrés ? Qui est Kate ? De quel milieu vient-elle ? Quelle éducation a-t-elle reçu ? Pourquoi William et Kate se sont-ils séparés avant de reprendre leur idylle ? La reine Elizabeth apprécie-t-elle la jeune femme ? Et, surtout, Kate fera-t-elle, le moment venu, une bonne reine ?
    De leur enfance à leur rencontre, Isabelle Rivère évoque les grandes étapes et les petits détails d'une love story née dans le plus grand secret.
    Un portrait du couple, où sont évoqués l'histoire d'amour de Charles et Diana et celle de Harry, le frère cadet de William, avec la très sexy Chelsy Davy, étudiante sud-africaine.

  • À l'échelle internationale, les XXe et XXIe siècles sont le théâtre de guerres et de conflits territoriaux, ethniques et religieux. Depuis le 11 septembre 2001, Bush a déclaré les États-Unis en guerre contre le terrorisme. Or, les clivages et les violences d'aujourd'hui puisent le plus souvent leurs racines dans des dissensions séculaires. Mais, pour autant, fait-on la guerre aujourd'hui comme hier, et pour les mêmes raisons ?
    Dans cet essai qui retrace la généalogie des conflits armés, Gérard Chaliand pose la question de ce qu'il nomme les guerres « irrégulières » ou « asymétriques », quand les forces en présence sont déséquilibrées d'un point de vue matériel et technique. De nouveaux facteurs, à l'échelle démographique et civilisationnelle, sont apparus. Ainsi, les récentes guerres menées en Irak et en Afghanistan se sont soldées par un cuisant échec (pertes humaines, démantèlement du pays attaqué, etc.). Contrairement à l'époque des guerres d'Algérie et du Vietnam, l'opinion publique occidentale se révolte désormais contre les morts au combat et s'interroge sur le sens, les visées et le bien-fondé de ces interventions militaires massives.
    L'auteur mène une réflexion sur les facteurs et les principes généraux qui déterminent l'action belliciste. Qu'est-ce qui a changé ? Quand ? Pourquoi ? Pourquoi les forces armées occidentales qui l'emportaient jadis le plus souvent s'embourbent désormais dans des conflits incertains, alors même que leur supériorité technologique n'a jamais été si importante ? Une nouvelle stratégie est-elle à penser ? Avant tout, parce que la guerre, jusque dans ses victoires, est toujours une défaite politique, ce livre appelle à une méditation sur son bien-fondé et ses enjeux.

  • Nigeria, 1965. Mary voit le jour dans un hôpital de brousse. À 3 ans, alors que la guerre sévit au Biafra, comme bien des enfants en péril elle est évacuée vers le camp de Sainte-Marie, au Gabon. La maladie et la malnutrition ont fait des dégâts : Mary va mal et ne peut plus marcher. Nul ne pense qu´elle pourra s´en tirer. Pourtant, elle montre un incroyable appétit de vivre.
    À 5 ans, elle s´envole vers la France : un couple s´est proposé de la parrainer. Après une suite d´opérations et des années de rééducation, une nouvelle vie commence à Garches, non loin de sa famille d´accueil, avec ses frères et soeurs blancs.
    De sa première enfance, Mary n´a que des souvenirs confus. Coup de théâtre : à 12 ans, elle découvre que ses père et mère vivent toujours, qu´elle a des frères et soeurs africains, que son véritable prénom est Regina. Surtout, l´administration exige son retour au Nigeria, auprès d´une famille qu´elle ne connaît pas et dont elle ignore jusqu´à la langue.
    Qui sont ses parents inconnus ? Comment l´accueilleront-ils ? Commence un difficile et courageux retour aux sources, une quête d´identité dont ce livre offre le récit.

  • Le duc d aumale

    Eric Woerth

    • Archipel
    • 1 Septembre 2013

    Né à Paris, cinquième fils du roi Louis-Philippe, vainqueur de la Smala d'Abd-el-Kader en 1843 et général de division à vingt et un ans, gouverneur de l'Algérie à vingt-cinq, le duc d'Aumale (1822-1896) est un jeune homme doué. En 1848, la révolution conduit la famille d Orléans en exil. Contraint à l'inactivité, le duc d'Aumale réunit un ensemble de livres rares et de manuscrits enluminés, dont les Très Riches heures du duc de Berry (XVe siècle) ; il s'intéresse aussi à la peinture et aux dessins, transformant les murs de sa demeure anglaise, Orleans House, en un musée avec des oeuvres de Raphaël, Michel-Ange, Poussin, Watteau ou Clouet. Il est élu député en 1871, nommé au commandement du 7e Corps d'armée à Besançon et préside en octobre 1873 le conseil de guerre qui juge le maréchal Bazaine.
    Assumant sans complexe l'héritage de la monarchie et de la Révolution française, libéral mais soucieux de maintenir l'unité de la France et sa grandeur, le duc d'Aumale jouit d'un grand prestige : on pense à lui pour la présidence de la République après l'échec des négociations en vue d'une restauration royaliste. Le projet n'aboutit pas mais le prince conserve une autorité morale indéniable. Membre de l'Académie française depuis 1871, il est reçu à l'Académie des Beaux-Arts en 1880. A partir de 1876, il se consacre à la reconstruction du Grand Château de Chantilly, qu'il a hérité de son parrain, le duc de Bourbon, et dont il fait donation, avec toutes ses collections, à l'Institut en 1886.

  • Le pouvoir des mots

    Lincoln-A

    « Nous ne pouvons, chers concitoyens, nous soustraire à l'Histoire. L'avenir se souviendra de nous, membres du Congrès et de cette administration, en dépit de nous-mêmes. [...] En donnant la liberté aux esclaves, nous garantissons la liberté des hommes libres et, ce faisant, nous sommes aussi honorables dans ce que nous donnons que dans ce que nous sauvegardons. Nous sauverons avec noblesse, ou ruinerons misérablement, la plus belle et ultime espérance de la terre. » (Adresse au Congrès, décembre 1862) Cet ouvrage rassemble 105 lettres, discours, communiqués militaires et proclamations d'Abraham Lincoln, seizième président des États-Unis - mais aussi de l'homme qu'il fut avant d'accéder à la Maison-Blanche et d'y mener la guerre de Sécession. On y trouvera aussi des confessions personnelles non destinées à être rendues publiques et même un poème.
    Divisé en huit parties, ce livre offre une présentation chronologique de la vie privée et politique du plus célèbre président américain. La plupart de ces documents sont ici traduits pour la première fois par Bernard Vincent, qui les présente et les restitue dans leur contexte biographique, politique et historique. L'ensemble témoigne de la pensée et l'action de ce président hors norme et de ce qu'a représenté pour lui l'arme du langage, écrit ou parlé - ce qu'un historien américain a appelé « le glaive de Lincoln ».

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